Le parti Alternative pour l’Allemagne a rejeté ces accusations « malveillantes », sans y répondre spécifiquement.

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Publié le 05/11/2025 20:13

Temps de lecture : 2min

Le Bundestag, la chambre basse du Parlement allemand, à Berlin (Allemagne), le 5 novembre 2025. (ALICIA WINDZIO / DPA / AFP)

Le Bundestag, la chambre basse du Parlement allemand, à Berlin (Allemagne), le 5 novembre 2025. (ALICIA WINDZIO / DPA / AFP)

Les parlementaires allemands ont accusé l’extrême droite mercredi 5 novembre d’abriter une « cellule dormante prorusse » et de se servir du droit parlementaire pour donner des informations sensibles à Moscou. Une accusation rejetée par le parti Alternative pour l’Allemagne (AfD).

En octobre, le principal parti d’opposition s’est vu reprocher ses questions parlementaires « problématiques » sur les infrastructures critiques ou les forces armées, dans le but de transmettre des informations confidentielles à Moscou. A la demande des conservateurs (CDU/CSU) et des sociaux-démocrates (SPD), membre de la coalition gouvernementale, le Bundestag a donc débattu mercredi de l »impact des relations de l’AfD avec la Russie sur les intérêts de sécurité de l’Allemagne ».

Les questions parlementaires de l’AfD ciblent minutieusement les livraisons d’armes vers l’Ukraine, les centrales électriques, la production de drones ou encore les bases de la Bundeswehr, a énuméré le président de la commission de contrôle des services secrets, Marc Henrichmann. « Qu’est-ce que ces questions détaillées ont à voir avec le travail parlementaire ? Un État ennemi ne voudrait-il pas savoir exactement cela de ses ennemis ? Je le pense », a dénoncé le député conservateur. Avec le Kremlin, « les connexions ne pourraient pas être plus étroites », a-t-il poursuivi, évoquant une « cellule dormante prorusse » au sein de l’AfD et citant plusieurs membres qui y participeraient.

Le parti incriminé a rejeté des accusations « malveillantes », sans y répondre spécifiquement. « Si quelque chose était vrai, vous nous auriez déjà emprisonnés depuis longtemps », a répondu avec véhémence Markus Frohnmaier, vice-président de la fraction parlementaire de l’AfD. Après une deuxième place historique décrochée aux législatives de février, l’AfD distance désormais dans plusieurs sondages les conservateurs du chancelier Friedrich Merz.