Berlin s’est lancé dans un « plan concret de réduction durable de la bureaucratie », espérant en tirer des économies substantielles.
Haro sur la bureaucratie outre-Rhin. Déterminée à « simplifier, numériser et optimiser l’État », l’Allemagne affiche son ambition d’« alléger sensiblement la charge administrative des entreprises, des citoyens et de l’administration ». Pour ce faire, le gouvernement a adopté mercredi un ensemble de mesures, dont la simplification des démarches relatives aux documents d’identité, la numérisation des contrats immobiliers, ou la réduction de la bureaucratie au sein du ministère de l’Intérieur. Ces mesures viennent s’ajouter à d’autres dispositifs déjà annoncés par la « grande coalition » rassemblant les conservateurs de la CDU-CSU et les sociaux-démocrates du SPD sous la houlette du chancelier Friedrich Merz (CDU), au pouvoir depuis tout juste six mois. L’exécutif vise 3 milliards d’euros d’économie par an. Des dérogations au droit de l’urbanisme ont notamment été autorisées jusqu’à fin 2030 afin d’accélérer la construction de logements.
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Avec ce « plan concret de réduction durable de la bureaucratie », comme l’a qualifié le ministre du Numérique et de la Modernisation de l’État, Karsten Wildberger, l’Allemagne espère réduire les coûts administratifs pour l’économie de 16 milliards d’euros et ceux pour les entreprises, les citoyens et l’administration publique de 10 milliards d’euros. Ce qui contribuerait, selon l’exécutif, à « soutenir la reprise économique » du pays. Une nécessité alors que la première économie d’Europe, toujours au ralenti, voit certains de ses piliers, comme l’automobile, subir de très importantes difficultés.