Par-cour-sup. Que vous ayez choisi le déni (« Parcourquoi ? ») ou abordé la question en mode stratégie militaire, ces trois syllabes s’imposeront un jour dans votre quotidien de parents. Si près d’un million d’élèves sont passés cette année par la plateforme nationale de préinscription en première année de l’enseignement supérieur – et que 73 % des inscrits ont été satisfaits des réponses obtenues – celle-ci continue, sept ans après sa mise en place, à générer beaucoup de stress. Et avec lui, un florissant marché de l’orientation : les salons de l’étudiant – où les acteurs du privé s’avèrent surreprésentés – ont vu exploser leur fréquentation depuis la crise sanitaire du Covid.
Une foule de start-up se disputent ce business, inondant boîtes mails et réseaux sociaux, en cette fin d’année : « Des espaces de coworking où les élèves développent leur autonomie dans une ambiance stimulante », promet l’un quand l’autre se présente comme « le premier conseiller d’orientation […] qui met la science et la technologie au service des lycéens », quand un troisième assure être « le Tinder de l’orientation ».
« Ingénieur avec un BTS »
Ce business a un seul ressort : l’angoisse de l’inconnu. Les parents n’ont…