Samir Chergui comme Thibaut De Smedt risquent de ressasser pendant quelques heures cette seconde mi-temps face au Stade Rennais. Ce vendredi soir au Stade Jean Bouin en ouverture de la douzième journée de Ligue 1, les deux latéraux parisiens ont bien failli, tour à tour, libérer et délivrer le Paris FC, finalement battu 1 but à 0. L’international algérien d’abord, subtilement servi par Jean-Philippe Krasso depuis la gauche de l’attaque parisienne a buté sur le poteau (65e). Sa volée du pied gauche avait, en plus de réveiller le public présent au stade, visiblement bien battu Brice Samba.
Dix minutes plus tard (78e), son coéquipier belge ne pouvait que se prendre la tête dans les mains après avoir vu sa frappe enroulée du pied gauche taper l’équerre du troisième gardien des Bleus. Avant ça, Ilan Kebbal, comme très régulièrement depuis le début de la partie, avait su faire la différence à l’abord de la surface rennaise.
La frustration aurait sans doute été moins présente si le scenario ne s’était pas retourné contre les Parisiens. Alors qu’ils enchaînaient les courses vers l’avant, les Bretons trouvaient finalement la faille (83e) par l’intermédiaire de Breel Embolo. Entré en jeu à la 66e minute à la place de Kader Meïté, l’avant-centre rennais, servi en profondeur par Quentin Merlin, parvenait à prendre de vitesse Moustapha Mbow. Sa frappe à ras de terre du pied droit ne pouvait pas être repoussée par Obed Nkambadio, pourtant impeccable jusque-là.
La victoire à Monaco déjà oubliée
Une semaine après leur courte et inattendue victoire sur la pelouse de l’AS Monaco (0-1), les hommes de Stéphane Gilli pourront regretter ce manque de réussite. Face à un adversaire tout proche au classement avant le début de la rencontre (10e, contre 11e pour le second club de la capitale) et qui sortait d’un large succès face à Strasbourg (4-1), le Paris FC a d’abord peiné à enflammer la rencontre mais avait su faire le dos rond.
Pendant une vingtaine de minutes : peu d’occasions, peu d’offensives, peu d’accélérations tranchantes et des maladresses techniques à l’image des contrôles manqués par Jean-Philippe Krasso. Mais solidaires et bien déterminés à ne se faire surprendre, les Parisiens avaient su résister.
« Je trouve que sur certains matchs on était trop ouverts, on voulait trop jouer même sans le ballon, on voulait faire un gros pressing alors qu’en Ligue 1, les joueurs arrivent à s’en sortir et donc on prend des buts bêtes », avait expliqué Maxime Lopez samedi dernier après le succès à Monaco, bien conscient qu’il fallait tenir en défense pour espérer s’imposer.
Toujours bien surveillé par Quentin Merlin, Moses Simon n’a jamais vraiment réussi à faire la différence sur son côté gauche. Alors c’est surtout depuis le couloir droit que les Parisiens ont su progressivement créer le danger. D’abord avec Pierre Lees-Melou, à la réception d’une subtile combinaison entre Maxime Lopez et Ilan Kebbal. Sa reprise de volée quasi tendue à quelques mètres du but rennais est stoppée par Brice Samba (35e).
Le scénario s’est répété, avec cette fois, un tir cadré signé Jean-Philippe Krasso (39e). Sa frappe tendue du pied gauche, là-aussi dans un angle fermé est repoussée en corner par le portier rennais. Jusqu’aux dernières secondes de cette partie, les Parisiens, à l’image d’Ilan Kebbal tempêtant de part et d’autre du terrain pour capter chaque ballon, ont tenté de revenir au score. Ils ratent une occasion d’enchaîner pour la première fois depuis le début de la saison une série de trois matchs sans défaite.