Ligue 1 (12e journée). Olympique de Marseille – Stade Brestois : 3-0
« Qu’est-ce qui a manqué, ce soir ? » La question fait sourire Eric Roy. « Vous avez cinq minutes ? » L’entraîneur du Stade Brestois connaît les faiblesses de son équipe, qu’il a d’ailleurs exposées à son équipe après le match, dans un discours qu’il a voulu « constructif » : « Il faut qu’on s’améliore techniquement, qu’on améliore notre dimension athlétique, notre efficacité, car on a eu notre occasion (avec Mboup) à 0-0. Et il faut arrêter de faire des cadeaux, des fautes grossières, d’être aussi permissifs. »
Ces largesses défensives et ces erreurs individuelles font du Stade Brestois la troisième plus mauvaise défense de Ligue 1 avec 21 buts encaissés en 12 journées. Agacé par ces buts « largement évitables », Eric Roy a conscience que le problème est aussi offensif : son équipe, qui reste sur six matchs sans victoire, vient aussi d’enchaîner quatre rencontres sans marquer. Une première depuis le printemps 2013, l’année de la descente en Ligue 2. « On a eu des situations vraiment favorables qu’on a vendangées par manque de qualité technique », a pesté l’entraîneur brestois. Très actif, Pathé Mboup a fait plusieurs mauvais choix près du but. Joris Chotard a aussi manqué une tête. « On ne s’est pas désunis en deuxième mi-temps, on a essayé de produire du jeu, mais ça a été quand même insuffisant », notait un Hugo Magnetti lucide, mais pas résigné : « C’est par le jeu qu’on fera quelque chose ! »
Un travail physique pendant la trêve
Un gardien en plein doute, une défense dans le dur, une attaque muette, sans oublier que Bradley Locko qui a dû sortir à la demi-heure de jeu, touché à la cuisse * : le Stade Brestois est pourtant bien dans une spirale très négative. Éric Roy ne nie pas la situation mais s’efforçait de se projeter, samedi, comme pour vite sortir de cette douloureuse fin d’après-midi au Vélodrome : « Notre rôle est d’emmener tout le monde avec nous, de nettoyer un peu les tronches pendant cette trêve internationale. » L’entraîneur brestois n’a bien sûr pas dévoilé les détails du programme, précisant simplement qu’il faudrait « monter les curseurs. » Un gros travail physique sera au programme pour « remettre tout le monde sur le même plan » et « s’améliorer individuellement, et donc collectivement. »
« On est un peu loin de notre niveau mais tout n’est pas à jeter encore », a poursuivi Hugo Magnetti qui espère, lui aussi, que la trêve permettra de (re) mettre tout le monde au diapason, notamment physiquement. « Même si les résultats ne sont pas là, il ne faut pas se désunir », a exhorté le vice-capitaine, sûr de lui : « Si on reste unis et qu’on retrouve tous notre niveau, je pense qu’on va montrer un autre visage du Stade Brestois. » Le diagnostic est posé. Les Brestois ont deux semaines, avant la réception de Metz, le 23 novembre, pour appliquer le traitement.
* L’entraîneur brestois n’était pas inquiet pour Mama Baldé, qui a pris un coup.