Francis Bergeron, de Saint-Marcel (Indre) : « Le cambriolage du Louvre représente un préjudice de 88 millions d’euros pour notre pays ? Ce n’est certes pas rien, et Laurence des Cars, la conservatrice du Louvre a donc proposé sa démission, qui a été logiquement refusée.
« Elle n’avait pas été choisie pour ses compétences sur les questions de vidéosurveillance, de sécurité des systèmes de fermeture des portes ou de connexions informatiques, mais plutôt en raison de sa grande expertise sur la valeur artistique des objets exposés au Louvre ou à acquérir. Ceci dans la parfaite continuité d’un Vivant-Denon ou d’un Pierre Rosenberg, par exemple. Laurence des Cars est une grande spécialiste de l’histoire de l’art.
« Ce pillage des joyaux de la Couronne est un spectacle affligeant »
« Mais permettez-moi de faire un parallèle avec l’accroissement abyssal de la dette française : MM. Macron et Le Maire ont, me semble-t-il, une responsabilité infiniment plus directe dans la croissance abyssale de la dette de notre pays, que madame des Cars, au regard du fric-frac du Louvre.
« Redresser et gérer au mieux les comptes de l’État correspondait exactement au cœur de métier Bruno Le Maire. Il en était de même de Emmanuel Macron, élu (et réélu) sur un programme très prometteur, sur ce plan. Bruno Le Maire a certes fini par démissionner, mais pas officiellement en tant que responsable du fiasco financier. Quant à Emmanuel Macron, il s’arc-boute ».
« Dialogue » précise : La préservation de l’histoire de France a un coût qui dépasse les enjeux politiciens du moment.
Amateurisme
Geneviève Vinatier-Marquois, d’Aiffres (Deux-Sèvres) : « On découvre avec effarement que la protection du plus beau musée du monde est calamiteuse et que quatre malfrats peuvent dépouiller notre histoire à la barbe des autorités à 9 h du matin. Il semble que des alertes avaient été faites sur le défaut de protection adapté en matière de caméras, entre autres.
« On nous explique piteusement qu’il n’y avait pas suffisamment de fonds pour protéger le Louvre et ses trésors. Ce pillage des joyaux de la Couronne est un spectacle affligeant, qui témoigne de la déchéance de notre pays. Qui va endosser la responsabilité de cet acte ignoble qui atteint notre histoire, notre patrimoine d’une valeur inestimable ?
« Les réactions des médias étrangers et des touristes sont partagées entre la tristesse, la stupéfaction et le constat implacable du délitement de l’État, dont cet épisode lamentable est symptomatique.
« Le monde est venu au chevet de Notre-Dame, ce qui a donné lieu à une cérémonie de réouverture avec défilé de têtes couronnées, derrière notre Jupiter à nous. Mais cette fois, il y a peu de chance que nous assistions à un nouveau couronnement, faute de bijoux, désormais aux mains d’individus déterminés qui savent agir opportunément et efficacement. Même si une couronne royale est tombée dans le caniveau, quel symbole ! »