Les utilisateurs, toujours plus nombreux à emprunter le train avec leur bicyclette, s’émeuvent des obstacles sur la route, lors de voyages qui peuvent devenir «dantesques».

Pour ses vacances, Grégoire se rend à Strasbourg en train, au départ d’Aurillac, en passant par Lyon. L’étudiant en droit âgé de 23 ans d’origine auvergnate a tout prévu : sa correspondance, ses bagages, et même un emplacement vélo réservé dans le TGV vers la région Grand Est. Un «léger retard» pointe le bout de son nez, en gare de Saint-Étienne mais jusque-là «rien d’anormal». Puis, à Lyon, son périple se complique. Il doit emprunter des escaliers, avec son vélo, puis descendre sur le quai en escalator. Au bord des rails, alors que son train s’apprête à partir, des contrôleurs l’interpellent : «Vous ne pouvez pas monter dans ce train avec un vélo non démonté». Et ce, alors que son billet le stipule noir sur blanc.

Dans l’urgence, Grégoire monte dans le wagon en faisant fi de l’interpellation des agents. Pas question pour lui de rater le train. Une fois à bord, nouvelle déconvenue : une ribambelle de bagages obstruent l’espace vélo dédié. Le chef du train reconnaîtra l’erreur de «collègues mal renseignés» et fera déplacer les valises ailleurs. En sueur après cet épisode désagréable, le jeune homme peut enfin souffler. Il y voit pourtant une nouvelle preuve, après plusieurs expériences similaires «dantesques», que transporter un vélo dans le train est « bien trop souvent la croix et la bannière».

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Le Figaro

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