Face à la pression migratoire croissante sur l’Italie, l’Espagne, la Grèce et Chypre, la Commission européenne propose la relocalisation d’au moins 30.000 demandeurs d’asile vers d’autres États membres de l’Union européenne.

Cette mesure, qui découle de la réforme du Pacte européen sur la migration et l’asile adoptée en 2024, repose sur un mécanisme de solidarité. Les autres États membres devront soit accueillir une partie des demandeurs d’asile, soit contribuer financièrement à hauteur de 20.000 euros par migrant

Bruxelles souligne que la Grèce et Chypre ont subi un afflux « disproportionné » de migrants au cours de l’année écoulée, tandis que l’Espagne et l’Italie ont été confrontées à une hausse marquée des arrivées à la suite d’opérations de sauvetage en mer.

Cette proposition ouvre désormais une phase de négociations entre les 27 États membres de l’Union européenne (UE), dont plusieurs pays ont déjà indiqué qu’ils préfèreraient apporter une aide financière plutôt qu’accueillir des migrants. Le dispositif prévoit qu’au moins 30.000 personnes soient relocalisées chaque année, avec une répartition définitive attendue d’ici la fin décembre.