RÉCIT – Sanae Takaichi, fraîchement nommée première ministre, s’est récemment dite opposée à l’équilibre entre le travail et la vie personnelle, dans un pays où le «karōshi», ou «mort par surmenage au travail», est une réalité.
«Je vais travailler, travailler, travailler et travailler. Je vais personnellement jeter aux orties l’équilibre entre le travail et la vie personnelle!» Avant même son élection à la tête du gouvernement japonais, Sanae Takaichi avait fait grand bruit en prononçant le 4 octobre dernier cette petite phrase face aux membres de son parti politique, le Parti libéral-démocrate (PLD), plus importante formation conservatrice du pays. Depuis, la «Dame de fer nippone», qui a fait de son image de bourreau de travail le moteur de sa carrière politique, a été élue première ministre, et n’a eu de cesse de surcharger son agenda.
En moins de trois semaines, cette admiratrice de Margaret Thatcher a nommé son gouvernement le 21 octobre, soit le même jour que son accession au pouvoir, prononcé son discours de politique générale trois jours plus tard, participé à un sommet en Malaisie entre les pays d’Asie du sud-est le 26 octobre, accueilli Donald Trump au Japon le 28, assisté à un forum de coopération économique…
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