
Tout en haut de l’escalier central, un skydome a été créé pour accéder au toit-terrasse et baigne la maison d’une lumière naturelle.

Conçu avec le paysagiste Fabien Caumont, le toit-terrasse est un jardin suspendu avec une vue sur tout Paris. Des canapés d’extérieur (Bolia) meublent l’espace.
Un toit-terrasse panoramique
L’un des grands atouts de cette maison est d’être traversante, et donc baignée de lumière naturelle. Cette luminosité a été mise en valeur grâce à une réorganisation des volumes. Les architectes d’intérieur ont fait entrer la lumière par le haut, depuis la terrasse sur le toit. « On avait un bel escalier complètement sombre. Aujourd’hui, on profite de jeux de lumière incroyables tout au long de la journée, explique Véronique Cotrel. La lumière qui traverse la maison attire naturellement vers le haut. » L’agence a dû composer avec les exigences des Bâtiments de France, préserver la silhouette des toits de Paris et rester invisible depuis la rue. Les architectes ont imaginé une trappe qui se soulève pour accéder au toit-terrasse. Là-haut, on découvre un jardin suspendu, intime et végétalisé. « Un lieu à part, magique et confortable, avec tout le nécessaire pour ne pas avoir à redescendre. »
Trésors cachés
Longtemps dissimulés sous les couches de peinture, les trésors cachés de cette maison ont guidé la restauration. « Tout est parti d’un peu d’archéologie », se souvient Véronique Cotrel. En grattant la façade, les architectes d’intérieur ont découvert de petites céramiques bleutées, qui ont inspiré toute la palette intérieure, entre verts et bleus lumineux. La porte d’entrée a retrouvé sa poésie grâce à trois vitraux anciens, « cachés derrière un moulage de mur » puis emprisonnés dans un double vitrage pour laisser passer la lumière. Leurs reflets bleutés et motifs floraux ont dicté la teinte de la porte ainsi que le dessin de ses moulures, redessinée en écho à l’esprit Art nouveau. Les ferronneries à volutes de l’escalier d’origine ont servi de modèle pour celles de l’étage et de la terrasse. Quant à la quincaillerie – poignées, serrures – elle a été soigneusement nettoyée puis reposée pour restituer la qualité des finitions d’époque. « C’est en cherchant les traces de l’ancien qu’on a trouvé l’inspiration », conclut Véronique Cotrel.