Un roi dans le tram ou le métro ? Il faut une inauguration pour que cela arrive.

Un roi dans le tram ou le métro ? Il faut une inauguration pour que cela arrive.

ADRIAN DENNIS / AFP

Alors qu’à Londres son anniversaire était salué sous la pluie par le canon, le roi était au pays de Galles pour assister avec la reine Camilla à une réception pour le 200e anniversaire du château de Cyfarthfa, joyau de l’histoire galloise, puis inaugurer un dépôt de train. Une journée chargée, à l’image de son calendrier ces derniers mois.

À Londres, on a tiré au canon pour l’anniversaire du monarque.

À Londres, on a tiré au canon pour l’anniversaire du monarque.

CARLOS JASSO / AFP

Le monarque, qui a annoncé être atteint d’un cancer en février 2024, a cette année honoré un nombre record d’engagements depuis son arrivée sur le trône en septembre 2022, selon le « Daily Express ».

Il a reçu en septembre en grande pompe le président américain Donald Trump au château de Windsor, un exercice de haute diplomatie suggéré par le Premier ministre Keir Starmer, soucieux de maintenir la relation privilégiée entre Londres et Washington.

S’il a « changé » certaines choses, notamment en faisant désormais « la sieste l’après-midi », « il respecte ses engagements, et continue à faire tout ce que l’on attend d’un roi »

Si la plupart de ses déplacements se limitent au Royaume-Uni, Charles a aussi fait quelques sorties à l’étranger : le couple royal était au Canada en mai, et au Vatican en avril puis en octobre, pour un voyage marqué par une prière commune inédite avec le pape Léon XIV. Le tout sans montrer de signe de faiblesse, semblant démentir des rumeurs récurrentes sur un état de santé qui se détériorerait.

Spéculations sur le type de cancer dont il souffre

Le Palais de Buckingham n’a jamais précisé le type de cancer dont souffre le monarque, alimentant les spéculations, a souligné jeudi Robert Jobson, spécialiste de la monarchie et auteur d’un nouveau livre intitulé « The Windsor legacy : A Royal Dynasty of Secrets, Scandal and Survival ».

Même si « on ne peut pas attendre de lui qu’il soit à 100 % » et s’il a « changé » certaines choses, notamment en faisant désormais « la sieste l’après-midi », a ajouté Robert Jobson devant quelques journalistes, « il respecte ses engagements, et continue à faire tout ce que l’on attend d’un roi ».

De fait, Charles « aime son travail et c’est ce qui le fait tenir », confiait la reine Camilla lors de leur visite à Rome en avril.

Un frère encombrant, un héritier plus visible

Déjà secoué par la brouille avec son fils Harry, le roi a aussi eu fort à faire récemment pour tenter d’atténuer les critiques de la monarchie relancées par les derniers rebondissements du scandale entourant son frère cadet Andrew, en raison de ses liens avec le pédocriminel américain Jeffrey Epstein.

Charles a ainsi pris fin octobre la décision historique de lui retirer son titre de prince et de l’obliger à abandonner sa luxueuse résidence dans le domaine de Windsor. Sans aucune garantie que cela mettra un terme à cette affaire, qui empoisonne depuis 2011 la plus célèbre des monarchies de la planète.

Reste que, malgré le regain d’activités de Charles ces derniers mois, le palais prépare la suite.

William, son héritier, se fait plus présent aux côtés ou à la place de son père. Ici, derrière Charles pour l’anniversaire de l’armistice de 1918.

William, son héritier, se fait plus présent aux côtés ou à la place de son père. Ici, derrière Charles pour l’anniversaire de l’armistice de 1918.

TOBY MELVILLE / AFP

Le prince héritier William est de plus en plus visible. Il a confié vouloir « apporter un peu de changement » dans le fonctionnement de la monarchie dans une récente interview. Le fils aîné de Charles III a aussi fait une visite remarquée au Brésil à l’occasion de la COP30 la semaine dernière, reprenant le rôle de défenseur de l’environnement emblématique de son père.

Kate, la princesse de Galles, ici avec son fils aîné George et le couple royal.

Kate, la princesse de Galles, ici avec son fils aîné George et le couple royal.

JACK TAYLOR / AFP