DÉCRYPTAGE – Bruxelles a transmis mardi la très attendue liste des pays «sous pression migratoire» : l’Espagne, l’Italie, la Grèce et Chypre pourront relocaliser une partie de leurs demandeurs d’asile dans d’autres États membres en 2026.
Le suspense a pris fin. Après l’adoption définitive du pacte asile et migrations en 2024, Bruxelles a transmis son premier rapport annuel précisant les modalités d’entrée en vigueur de cette grande réforme de la politique migratoire européenne prévue d’ici juin 2026. Attendu pour le 15 octobre, ce document a finalement été rendu public mardi soir après d’ultimes tractations et désigne notamment quatre pays considérés par Bruxelles comme étant «sous pression migratoire» : l’Espagne, l’Italie, la Grèce et Chypre.
Ce carré de nations situé sur les routes migratoires a connu l’année dernière un «niveau disproportionné» d’arrivées, estime Bruxelles. Elles bénéficieront donc de la solidarité des autres États membres. En clair, les autres pays devront se répartir une partie des demandeurs d’asile présents sur leur territoire, ou leur transmettre une contribution financière (à hauteur de 20.000 euros pour chaque relocalisation refusée), ou leur fournir un soutien logistique ou opérationnel
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