Par
David Kerhervé
Publié le
15 nov. 2025 à 18h00
Parce que « produire et manger bio n’est pas une histoire de droite ou de gauche mais bien un sujet de santé publique et donc l’affaire de tous », comme le souligne Virginie Roussel, administratrice d’Agrobio 35, tous les acteurs de la filière en Ille-et-Vilaine se mobilisent pour porter le bio dans un maximum de programme municipal.
« Une démarche transpartisane »
« Une coalition de la ferme à l’assiette », résume-t-elle, « dans une démarche transpartisane », du producteur au distributeur en passant par les transformateurs, grossistes ou restaurateurs, comme le confirme Romain Joly, chef du bistrot-bar-microbrasserie Origines, à Rennes, terre d’accueil mardi 4 novembre de quelques-uns des membres de cette coalition. « Ce combat politique je le mène deux fois par jour, aux repas. Un engagement au quotidien pour plus de bio dans nos campagnes, et dans la campagne pour mars 2026 ».
Avec 15 % des surfaces cultivées dans le département, et une progression de 11 à 12 % par an, la filière bio, avec plus de 1 000 fermes, fournit à elle seule quelque 15 000 emplois, avec une belle marge de progression, pour un budget de 650 millions d’euros en 2024.
Vecteur d’emplois
« Sans compter, comme l’énonce Virginie Roussel, maraîchère à Guipry-Messac, que pour une production équivalente, le bio offre 50 % d’emplois supplémentaires, pour 50 % d’effet de serre en moins ».
D’où son optimisme quant à pouvoir atteindre l’objectif initialement prévu par l’assemblée nationale, soit 21 % de surfaces agricoles utiles cultivées en agriculture biologique en 2030 (supprimé depuis par le sénat). « Tout à fait faisable si les élus s’emparent du sujet. Il en va de la santé des gens ».
Un engagement dans lequel s’inscrit, depuis 25 ans, Manger Bio 35, qui approvisionne au fil des saisons les acteurs de la restauration hors domicile en produits bio et locaux, notamment les cantines, comme le confirme son directeur Guerric Baranovsky : « Nous sommes très investis pour aller parler aux candidats aux élections municipales afin qu’ils prennent des engagements forts pour qu’à l’avenir, dans les cantines de nos enfants, des produits de qualité de nos territoires soient présents dans les menus ».
Vers 100 % de bio dans les cantines
Un plaidoyer pour plus de bio dans les cantines en Ille-et-Vilaine ou seulement une commune sur cinq atteint les objectifs fixés par la Loi Egalim (garantir au moins 50 % de produits durables et de qualité, dont au moins 20 % de produits biologiques, dans les repas servis en restauration collective de service publique).
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« Tendre vers 100 % de produits bio tout en maîtrisant le coût des repas est possible », appuie Virginie Roussel, avec une réflexion appuyée sur le gaspillage alimentaire.
Une carte interactive
Des objectifs réalisables pour la dizaine d’acteurs engagés à condition que les voir inscrits dans les programmes des municipales, face à des enjeux communs : « Maintient les emplois des filières alimentaires, produire de l’eau potable à moindre coût, renforcer notre souveraineté agricole, rendre l’alimentation saine et durable accessible, protéger la santé de tous ».
Une carte interactive des listes engagées pour la bio aux municipales en Ille-et-Vilaine est accessible à chaque Bretillien, chaque citoyen, qui peut à tout moment soumettre ses propres modifications.
Plus d’infos et carte interactive sur www.agrobio-bretagne.org/ille-et-vilaine-municipales-bio-2026
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