Son histoire se lit dans ses blocs de béton armé. Au plafond, les immenses silos témoignent du passé industriel du lieu. Conçu en 1927 par l’entreprise Froment-Clavier, l’ancien silo à grains d’Arenc est inscrit, aujourd’hui, au patrimoine mondial de l’Unesco et labellisé « Patrimoine industriel du XXe siècle ». À l’époque, les bateaux accostaient juste devant, les cales pleines de céréales. Le grain passait directement dans les silos, perchés sur pilotis avant d’être ensachés. Les rails, sous le bâtiment, accélèrent la distribution. Bruits des machines, cris des ouvriers. « C’était une vraie fourmilière », rappelle Séverine Ollivier, directrice du Cepac Silo.
« Un entre-deux entre l’Espace Julien et le Dôme »
Dans les années 20, le Silo d’Arenc était le plus utilisé en France et l’un des plus gros silos portuaires de l’époque. Puis, la mondialisation éteint petit à petit l’usine. Les ouvriers quittent le silo et le silence s’installe. Aujourd’hui, la digue repousse les navires et la voie ferrée est à l’arrêt.
Laissé à l’abandon pendant plus de 20 ans, un concours est finalement lancé en 2009 par le Port maritime, propriétaire du lieu, sous l’impulsion de Marseille-Povence Capitale de la …