Par
Hervine Mahaud
Publié le
16 nov. 2025 à 16h44
Édouard Chouteau, longtemps aux commandes de La Laiterie à Lambersart et figure bien connue de la scène gastronomique lilloise, change de tempo. Pendant trois mois, il investit les cuisines du bar La Clique, situé 30 place Louise de Bettignies dans le Vieux-Lille, pour faire découvrir Nori Nori, son concept de street food japonaise. Ce restaurant éphémère se veut aussi très festif, reprenant les codes des izakayas de Tokyo. À partir du 18 novembre soir, les gourmands pourront découvrir des plats inspirés de la cuisine nippone, comme l’onigirazu, mais préparés avec des produits du terroir. Le lieu servira aussi des déjeuners sous forme de bento box, ainsi que des brunchs le week-end.
Un projet né d’un coup de cœur pour la cuisine japonaise
« J’adore le Japon, j’y suis allé plusieurs fois. Cette cuisine gourmande, efficace, m’a toujours inspiré », explique le chef. Après des années en gastronomie, c’est un retour à quelque chose de plus simple mais pas moins créatif.
Cet été, il se lance dans une offre street food au Touquet Music Beach Festival. Succès immédiat. Rebelote au Lille Street Food Festival à l’automne, où les retours des clients sont « exceptionnels ». Alors l’idée s’impose : développer ce concept et le faire vivre réellement.
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Louis Lener, le patron de La Clique et voisin du chef, lui propose une résidence. « On s’est dit que ce serait une super idée de refaire quelque chose ensemble, mais plus longtemps. »
Une cuisine japonaise… avec du Vieux-Lille dedans
Nori Nori ne cherche pas l’authenticité stricte : « On marie les saveurs japonaises avec nos produits du terroir, sans faire une cuisine clivante. C’est fun, festif et accessible », explique Édouard Chouteau.
Sur la carte, des incontournables revisités :
- aubergine miso, soupe de champignons, sashimis, ramens, chirashi
- brochettes de bœuf… au fromage Vieux-Lille
- burgers, entrecôte signature au beurre “Nori Nori”
- et surtout l’onigirazu, plat totem du chef, proposé chaque semaine en version différente.
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L’onigirazu haddock cochon à gauche et l’aubergine miso à droite. ©Hervine Mahaud
L’onigirazu, petit cousin moderne de l’onigiri, se présente comme un sandwich japonais enveloppé dans une feuille d’algue nori, généreux et facile à manger à la main. « Notre version terre-mer au cochon et haddock est notre signature. »
Bento le midi, tapas japonais le soir, brunch le week-end
La Clique n’ouvre habituellement pas le midi, mais pour Nori Nori, elle s’adapte. Dès le lancement, l’offre se décline :
- le midi : bento box complète à 15 euros ;
- le soir : plats à partager autour de 30 euros ou formules groupe (environ 40 euros) ;
- le week-end : brunch japonais avec burgers et fluffy pancakes, « les Japonais sont très forts pour réinterpréter la street food américaine » (35 euros).
« C’est un lieu avec un potentiel de dingue, lumineux le jour, festif le soir. On veut que ce soit un vrai lieu de vie », insiste le chef.
Une ambiance d’izakaya comme à Tokyo
Nori Nori s’inspire de l’izakaya, l’équivalent japonais du bistrot ou du pub où l’on boit un verre après le travail en partageant des petits plats. « On a acheté plein de petites déco pour recréer cette atmosphère. »
L’équipe réunie pour l’occasion incarne cette ambiance : Edouard Chouteau en cuisine avec Valentin, des amis venus prêter main forte, Jean en salle pour mettre l’ambiance, et Louis derrière le bar.
Même le nom du lieu raconte cet esprit : nori nori signifie « plein d’entrain », « dans l’ambiance », une expression joyeuse du japonais familier proche de « Yeah yeah ! ».
Une résidence jusqu’à février… et peut-être plus
Le pop-up démarre mardi 18 novembre au soir et durera jusqu’à février, au moins jusqu’à la Saint-Valentin. Et après ? « Si ça marche, on continue. On veut que ce soit simple, instinctif. Si le public est au rendez-vous et qu’on s’y retrouve, on restera. »
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Le chef prévoit déjà des collaborations avec des acteurs locaux : Friterie Barkette, Gueuleton, La Pharmacie, Sam’Régal… « On veut créer du lien, inviter des copains. »
Et si un vrai restaurant Nori Nori voyait le jour ensuite ? « Les restos festifs sont dans l’air du temps. Et La Clique n’a rien à envier aux autres en termes de potentiel », glisse-t-il. À suivre…
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