À peine installé en Normandie et déjà un projet d’extension. Après l’abandon d’un projet à Liffré (35), en 2023, l’industriel Bridor, filiale du groupe rennais Le Duff, a choisi Falaise (14) pour installer sa nouvelle usine française de viennoiseries surgelées. Un investissement de 100 M€, avec à la clé 150 emplois.
Dévoilé en avril dernier, le site était jusqu’ici occupé par une autre filiale du groupe Le Duff, Frial, spécialisée dans les plats surgelés. Les lieux ont fait l’objet d’un vaste chantier de rénovation et d’une extension afin de donner naissance à une usine de 23 000 m², prévue pour accueillir deux lignes de fabrication et une production de 40 000 tonnes de croissants et pains au chocolat par an, en rythme de croisière.
La première des deux lignes tourne depuis deux semaines, avec une trentaine de salariés (principalement des ex-Frial). « Les premiers produits commercialisables sortiront à la fin du mois », annonce Benoît Logeais, directeur industriel monde chez Bridor. Le dirigeant table sur le démarrage de la deuxième ligne en mai 2026. Côté ressources humaines, les recrutements ont été lancés pour la montée en puissance de la première ligne et le lancement de la deuxième.
De 150 à un peu moins de 210 emplois
Face à une demande en hausse, Bridor (5 000 salariés dans le monde pour un chiffre d’affaires de 2,5 milliards d’euros) ne compte pas s’arrêter là et souhaite installer deux lignes supplémentaires à Falaise. La première « à l’horizon 2027-2028 », indique Benoit Logeais, et l’autre, en fonction des besoins et des orientations commerciales. « Ce sera à un horizon 2030, à peu près », avance le directeur industriel.
Le renforcement des capacités de production se traduira par une nouvelle extension de l’usine (d’environ 10 000 m²), dans le prolongement des bâtiments actuels. Avec ce projet, Bridor va investir 65 M€ supplémentaires en Normandie, où il produira, à terme, 68000 tonnes de marchandises par an, avec un effectif d’un peu moins de 210 emplois.
Consultation du public
Pour pouvoir faire sortir ce bâtiment de terre, une demande d’autorisation environnementale a été déposée à la préfecture du Calvados et une consultation du public a été lancée le 15 octobre pour trois mois. L’occasion d’aborder les impacts éventuels de l’extension du site et les réponses abordées par Bridor : consommation d’eau et d’énergie, déchets, augmentation des flux des circulations, bruit… « Nous avons reçu les voisins et les élus avant de démarrer la phase de consultation publique, explique Benoît Logeais. Tout se fait en transparence et aujourd’hui ça se passe relativement bien ».