Paris (awp/afp) – La Bourse de New York était stable lundi, restant prudente en attendant plusieurs résultats d’entreprises et des indicateurs économiques dans la semaine, tandis que les grandes places européennes ont terminé en repli, sans catalyseur majeur pour aller de l’avant.

A Wall Street, vers 17h05 GMT, l’indice S&P 500 était proche de l’équilibre (+0,07%), tout comme le Dow Jones (-0,05%), tandis que le Nasdaq prenait 0,24%.

En Europe, la Bourse de Francfort a fortement reculé de 1,20%, Paris a cédé 0,63% et Londres 0,24%.

L’attentisme domine des deux côtés de l’Atlantique, les investisseurs comptant « rattraper d’importantes données économiques aux États-Unis », explique Alexandre Baradez, responsable de l’analyse marchés chez IG France.

Plusieurs des publications manquées pendant la période de paralysie budgétaire aux États-Unis (« shutdown »), achevée mercredi après 43 jours, sont en effet attendus, notamment le rapport sur l’emploi en septembre qui paraîtra jeudi.

Ce qui est désormais le plus long « shutdown » du pays a laissé une visibilité limitée sur l’état de économie américaine, les données de nombreux organismes fédéraux ayant été gelées.

L’absence de données économiques depuis octobre a poussé certains membres de la Réserve fédérale à se montrer plus prudents quant à la prochaine décision concernant une baisse des taux d’intérêt en décembre.

« Ce retour des incertitudes par rapport à la Fed freine aussi les investisseurs », poursuit Alexandre Baradez.

Dans ce contexte, le marché décortiquera mercredi la publication du compte rendu de la réunion de la Fed d’octobre, qui avait été marquée par une division inhabituelle parmi les membres de l’institution monétaire américaine.

Sur le front des entreprises, les investisseurs attendent surtout de prendre connaissance mercredi des résultats du troisième trimestre (exercice décalé 2025-2026) du géant des puces Nvidia, dans un contexte d’inquiétudes grandissantes autour des valorisations faramineuses du secteur de l’intelligence artificielle (IA).

Ailleurs à l’agenda micro-économique, les résultats des grands distributeurs américains Target et Walmart donneront au marché un aperçu de la santé des consommateurs aux États-Unis.

UBS lorgnerait les États-Unis

Le président d’UBS (+0,04% à Zurich) aurait discuté avec le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent d’un éventuel transfert du siège social de la banque aux États-Unis, affirme lundi le Financial Times, relançant une rumeur récurrente.

Le géant bancaire est engagé dans un bras de fer avec le gouvernement suisse concernant un durcissement des règles bancaires, ce qui alimente depuis des mois des rumeurs selon lesquelles la banque pourrait transférer son siège hors de Suisse en cas de tour de vis trop sévère.

Bitcoin sous pression, pétrole atone

Le bitcoin se maintient lundi autour de 95’000 dollars, après avoir quasiment effacé les gains engrangés sur l’année, les investisseurs délaissant cet actif considéré comme risqué, tandis que le dollar progresse modestement.

Le bitcoin cédait 2,47% à 94’0158 dollars vers 17h05 GMT, après être tombé à 92’935 dollars, un plus bas depuis avril.

Sur le marché des changes, le billet vert prenait 0,19% par rapport à la monnaie unique européenne, à 1,1599 dollar pour un euro.

Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt américain à dix ans était de 4,12%, contre 4,15% à la clôture vendredi. Son équivalent allemand, qui fait référence en Europe, était quant à lui stable, à 2,71%, après 2,72%.

Les cours du pétrole restaient atones. Le cours du Brent de la mer du Nord s’échangeait à 64,42 dollars le baril (+0,05%) et son équivalent américain, le WTI, à 60,11 dollars (+0,03%).

afp/lf