Demandez le programme ! Le Festival cinéma Télérama revient en janvier, l’occasion de revoir nos films préférés de l’année 2025, projetés dans plus de cinq cent salles. Vous pourrez également découvrir sept longs métrages en avant-première.
Publié le 18 novembre 2025 à 13h00
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Télérama et l’Association française des cinémas d’art et d’essai (Afcae) organisent, du 21 au 27 janvier 2026, la 28ᵉ édition du Festival cinéma Télérama, en partenariat avec BNP Paribas et France Télévisions. Une sélection des seize meilleurs films de l’année 2025 choisis par la rédaction de Télérama sera proposée dans plus de cinq cents salles d’art et essai au tarif de 4 euros la place, sur présentation du pass pour la manifestation, valable pour deux personnes, à retrouver dans les numéros de Télérama des 14 et 21 janvier 2026 ainsi que sur Télérama.fr et l’application Télérama. Depuis neuf ans s’ajoutent à cette sélection des films présentés en avant-première, choisis en concertation avec l’Afcae.
Mi-octobre, un appel au vote a été lancé par Télérama auprès des moins de 26 ans pour élire leur film préféré de l’année intégré à la programmation du festival. Près de sept mille jeunes ont voté… et bien voté puisque leur gagnant est Une bataille après l’autre, de Paul Thomas Anderson, également plébiscité par les journalistes cinéma de Télérama. Voici la sélection complète.
Les meilleurs films de 2025
Une bataille après l’autre, de Paul Thomas Anderson
La course d’un ex-révolutionnaire (Leonardo DiCaprio, génial) pour sauver sa fille enlevée par un soldat fascisant. Le réalisateur de There Will Be Blood adapte Thomas Pynchon pour regarder l’Amérique dans les yeux. Et signer un divertissement splendide et profond, alarmant et drôle.
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La Petite Dernière, de Hafsia Herzi
Hafsia Herzi adapte le premier roman de Fatima Daas, récit émouvant de l’émancipation d’une adolescente lesbienne et musulmane. Un film d’apprentissage tendre et tourbillonnant, qui révèle une jeune actrice remarquable, Nadia Melliti, Prix d’interprétation à Cannes 2025.
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Valeur sentimentale, de Joachim Trier
Le réalisateur de Julie (en douze chapitres) signe cette histoire puissante et subtile d’une famille désunie, dont une comédienne (Renate Reinsve) et son père, cinéaste (Stellan Skarsgard). Grand Prix au festival de Cannes.
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s “Valeur sentimentale”, de Joachim Trier : une bouleversante histoire de famille cruellement désunie
Sirât, d’Oliver Laxe
Un père (Sergi Lopez) et son fils cherchent leur fille et sœur dans une free-party au pied de l’Atlas. Le périple se mue en électrisant road-trip. Une aventure physique et métaphysique, récompensée du Prix du jury à Cannes.
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r “Sirât”, d’Oliver Laxe : une expérience hallucinante entre les rave partys du désert marocain
The Brutalist, de Brady Corbet
Un Juif rescapé des camps (Adrian Brody) émigre aux États-Unis et se rêve en héraut de l’architecture américaine. Une fresque monumentale (trois heures trente-cinq, entracte compris), passionnante et d’une ambition folle, tant sur le plan narratif qu’esthétique.
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s “The Brutalist”, sur Canal+ : fresque stupéfiante ou assommante démonstration de force ?
L’Inconnu de la Grande Arche, de Stéphane Demoustier
Le réalisateur de Borgo propose un étonnant suspense architectural et existentiel à travers le destin de l’architecte danois qui a dessiné l’Arche de la Défense, l’un des grands travaux emblématiques de la présidence Mitterrand. Avec une reconstitution piquante du pouvoir à l’époque.
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Amour — La Trilogie d’Oslo, de Dag Johan Haugerud
Dans ce deuxième volet de sa séduisante « Trilogie d’Oslo », Dag Johan Haugerud explore les questions d’amours, au pluriel, au présent et au conditionnel. Et la capitale norvégienne s’inscrit en beauté sur la carte du Tendre.
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s “Amour” : le Rohmer norvégien poursuit sa “Trilogie d’Oslo” avec un conte d’été solaire et choral
Un simple accident, de Jafar Panahi
En Iran, un banal trajet en voiture mène à un vertigineux engrenage quand Vahid enlève celui qu’il croit être son ex-bourreau, puis en doute… Un film politique haletant, tourné clandestinement, Palme d’or méritée au festival de Cannes.
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r “Un simple accident”, de Jafar Panahi : une Palme d’or à la portée politique essentielle
Miroirs n°3, de Christian Petzold
Une jeune accidentée (Paula Beer, fascinante) est recueillie par une inconnue dans sa maison, havre de paix. Émotions subtiles, rires fous : un récit de réparation, entre rébus et poème, qui reste dans le cœur.
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r “Miroirs no. 3”, de Christian Petzold : un beau conte allemand qui reste dans le cœur
Black Dog, de Hu Guan
Ce mélange de satire sociale et de western apocalyptique dans le nord de la Chine « nettoyé » par les autorités réinvente le Far West dans le désert de Gobi. Impressionnant.
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r Avec “Black Dog”, Guan Hu réinvente le Far West dans le désert chinois
Nino, de Pauline Loquès
Un jeune homme (Théodore Pellerin, magnétique) apprend qu’il est atteint d’un cancer. Puis déambule dans Paris, voit sa mère, ses amis… Un beau portrait doublé d’une poignante ode à la vie.
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r “Nino”, de Pauline Loquès : une poignante ode à la vie
Mémoires d’un escargot, d’Adam Elliot
Grace l’orpheline australienne sortira-t-elle un jour de sa coquille ? Ce film d’animation poignant (qui ne s’adresse pas aux enfants), porte haut son esthétique de la dépression. Un conte en pâte à modeler pétri d’humanité.
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s “Mémoires d’un escargot” d’Adam Elliot : un conte en pâte à modeler pétri d’humanité
L’Agent secret, de Kleber Mendonça Filho
Le cinéaste brésilien raconte l’époque ténébreuse de la dictature militaire comme dans un film d’espionnage, à travers le parcours tragique d’un superbe héros. Cette fresque puissante est repartie de Cannes avec un prix d’interprétation pour Wagner Moura et un prix de la mise en scène incontestables.
À lire aussi :
Nouvelle Vague, de Richard Linklater
Godard, Truffaut, Jean Seberg et les autres, très justement incarnés, reprennent vie dans ce film aérien sur le tournage d’À bout de souffle. Une histoire dont la magie nous revient avec liberté et légèreté, élégance et intelligence.
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Je suis toujours là, de Walter Salles
Au Brésil, sous la dictature militaire, le combat contre l’oubli d’Eunice Paiva après l’enlèvement de son mari, ex-député progressiste. Avec son parti pris classiquement sentimental, cette chronique familiale a bouleversé tout un pays et, au-delà, le monde entier.
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r “Je suis toujours là”, bouleversante chronique familiale de Walter Salles
Partir un jour, d’Amélie Bonnin
Une cheffe cuisinière retrouve sa petite ville d’ado, son père fatigué, son premier amour… L’intensité affleure sous la cocasserie et à travers les chansons populaires dans cette comédie douce-amère où Juliette Armanet et Bastien Bouillon composent un duo irrésistible.
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Le coup de cœur des moins de 26 ans
Une bataille après l’autre, de Paul Thomas Anderson
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La course d’un ex-révolutionnaire (Leonardo DiCaprio, génial) pour sauver sa fille enlevée par un soldat fascisant. Le réalisateur de There Will Be Blood adapte Thomas Pynchon pour regarder l’Amérique dans les yeux. Et signer un divertissement splendide et profond, alarmant et drôle.
Les films en avant-première
À pied d’œuvre, de Valérie Donzelli
rUn photographe gagnant bien sa vie décide tout arrêter pour se consacrer à l’écriture, au risque de la précarité sociale. Une adaptation sensible et émouvante du roman autobiographique de Franck Courtès, portée par le toujours impeccable Bastien Bouillon.
Baise-en-ville, de Martin Jauvat
rUn jeune « Tanguy » trouve un travail de nettoyeur de soirées en grande banlieue parisienne. Problème : il n’a pas le permis de conduire… Avec un beau casting (Emmanuelle Bercot en monitrice d’auto-école franche du collier, Sébastien Chassagne, William Lebghil ou encore Michel Hazanavicius), Martin Jauvat nous régale de ses trouvailles désopilantes.
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Le Gâteau du président, de Hasan Hadi
rEn Irak, dans les années 1990, une coutume obligeait des écoliers tirés au sort à préparer un gâteau en l’honneur de Saddam Hussein. Cela tombe sur une petite fille de 9 ans, sans le sou, qui part en ville pour tenter de trouver les ingrédients… Dans l’esprit d’Où est la maison de mon ami ? (1987), d’Abbas Kiarostami, cette belle fable sociale, Caméra d’or à Cannes, décrit la terrible réalité du régime avec une vivacité écartant tout misérabilisme.
Promis le ciel, d’Erige Sehiri
rTrois Ivoiriennes — une pasteure évangélique, une étudiante, une jeune mère contrainte de laisser sa fille au pays — tentent de trouver leur place dans une Tunisie de plus en plus hostile aux immigrés venus d’Afrique noire. Trois beaux portraits de femmes, superbement incarnés par Aïssa Maïga, Lætitia Ky et la révélation Deborah Lobe Naney, dans un film choral plein de vitalité et d’émotion.
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The Mastermind, de Kelly Reichardt
rDans les États-Unis tourmentés du début des années 1970, un ancien étudiant en art devenu menuisier monte un plan pour cambrioler un musée. Josh O’Connor prête son charme magique à cet antihéros égoïste, dans un récit qui prend le temps de surprendre. Et déconstruit avec malice le film de casse.
Urchin, de Harris Dickinson
rPour son premier long métrage derrière la caméra, l’acteur Harris Dickinson (Sans filtre, Babygirl) impose, d’emblée, un talent de mise en scène immersive pour suivre, à la manière d’un Ken Loach ou d’un Mike Leigh en herbe, les tentatives désespérées d’un jeune SDF toxico pour sortir de la pauvreté. Frank Dillane, qui l’incarne, n’a pas volé son prix d’interprétation à Un certain regard.
La Vie après Siham, de Namir Abdel-Messeeh
rÀ la mort de sa mère, le réalisateur part à la découverte de l’histoire de ses parents égyptiens, venus en France dans les années 1970. Un documentaire sensible et drôle sur la mémoire familiale et sur l’exil, qui fait joliment écho au cinéma du regretté Youssef Chahine, dont on célébrera le centenaire le 25 janvier 2026.
Les séances spéciales
Certains cinémas proposent des séances suivies de la retransmission d’une rencontre avec l’équipe du film et un·e journaliste de Télérama, qui se tient en direct au cinéma Le Balzac, à Paris. Ces séances offrent aux spectateurs la possibilité de poser aux équipes du film des questions par SMS.
Baise-en-ville, de Martin Jauvat : mercredi 21 janvier à 20h30, en présence de Martin Jauvat, Michel Hazanavicius, Anaïde Rozam et, sous réserve, Emmanuelle Bercot.
The Mastermind, de Kelly Reichardt : jeudi 22 janvier à 20h, en présence de Kelly Reichardt.
Promis le ciel, d’Erige Sehiri : vendredi 23 janvier à 20h30, en présence d’Aïssa Maïga et Erige Sehiri.
La Vie après Siham, de Namir Abdel-Messeeh : samedi 24 janvier à 17h, en présence de Namir Abdel-Messeeh.
Urchin, de Harris Dickinson : samedi 24 janvier à 20h, en présence de Megan Northam et Harris Dickinson.
À pied d’œuvre, de Valérie Donzelli : dimanche 25 janvier à 16h, en présence de Valérie Donzelli et Bastien Bouillon.
Le Gâteau du président, de Hasan Hadi : mardi 27 janvier à 20h, en présence de Hasan Hadi.

Festival Cinéma Télérama 2026
Du 21 au 27 janvier, Télérama vous invite à (re)voir les meilleurs films de 2025, ainsi que sept films en avant-première, pour 4 euros.
Toutes les informations ici