Dans un communiqué de presse publié jeudi 13 novembre, Alice Weidel et Tino Chrupalla, les deux dirigeants du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD), ont assuré “qu’ils continueraient à mener ensemble une politique pour l’Allemagne et ses citoyens”. Une phrase à première vue anodine, mais qui en dit long sur les remous qui agitent la formation politique. Pourquoi, se demande à juste titre le quotidien conservateur allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung, l’AfD souligne-t-elle le fait que ses deux chefs travailleront ensemble, “comme si cela faisait débat ?”

En début de semaine dernière, des discussions ont été menées publiquement par Weidel et Chrupalla, à propos d’un voyage en Russie planifié par trois hommes politiques membres de l’AfD. Devant le Bundestag, Alice Weidel a assuré qu’elle ne comprenait pas, “pour être très honnête avec vous, ce que l’on va faire” à Sotchi. Tandis que, à l’inverse, Tino Chrupalla affirmait à la télévision que l’AfD voulait “continuer à entretenir des relations avec la Russie”. Et d’ajouter lors d’une émission politique :

“Pour moi, l’Allemagne n’a actuellement rien à craindre de la Russie.”

Malgré la polémique, plusieurs personnalités – dont Jörg Urban, chef de l’AfD de Saxe – se sont finalement rendues le week-end dernier à So