l’essentiel
Edwige Descloitre invite à plonger dans l’univers d’art japonais du Gyotaku ou « Empreinte de poisson », à La petite galerie jusqu’au 22 novembre.

C’est une petite salle toute en bois, dans la rue du Musée du Vieux Toulouse, un quartier en soi, qui accueille les peintures à l’encre d’Edwige Descloitre, native de Castelnaudary mais habitante du monde. En pleine quinzaine du Japon, nous voilà plongés dans un univers asiatique, le Gyotaku, qui emprunte sa technique aux pêcheurs de ce coin du globe : Gyo veut dire poisson, Taku empreinte et le Gyotaku est bien l’empreinte d’un poisson à l’encre sur feuille de riz. Si autrefois elle servait aux pêcheurs japonais à conserver trace des belles prises et prouver l’existence d’un poisson, elle est ici déclinée artistiquement dans ses choix de cadre, couleur, et autre ingrédient du tableau.

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Une vie en apnée

L’apnée est la seconde ou première vie d’Edwige Descloitre. Elle la découvre jeune avec l’ami Paul de la famille, en pleine vague du « Grand bleu » de Luc Besson. Et déjà elle s’intéresse aux « Amas », ces pêcheuses en apnée japonaises. De voyages en apprentissages de langues, elle finit par enfiler le scaphandre à Marseille avant de rejoindre l’Espagne où sa vie à Madrid l’amène plutôt à la pratique artistique. Mais très vite, l’eau lui manque, elle retourne en France, à la plongée, à l’achat d’un voilier, elle sera même marin professionnelle et skipper.

De l’océan Indien à Port Vendres, il n’y a qu’un pas pour elle, « qui ne peut pas être sans contact avec la mer ».

Une galerie originale

Jean-Luc Auriol a créé la petite galerie dans le but de mettre en valeur les œuvres d’art qu’il exposera. Aidé d’un ami belge architecte, il conçoit le lieu en bois et lumières abouties de sorte « que les gens se sentent bien et que ça devienne un lieu pour l’art à Toulouse ».

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Photographe professionnel, puis gérant du Bolbu, il a acquis ce local et l’ouvre à toute forme artistique en proposant 25 m linéaires de surface d’exposition sur 3 étagères du sol au plafond. Samedi 22 novembre, ils fêteront ensemble le décrochage autour d’un pot de clôture à l’Esprit Ki du Takanawa Wine Club.

La petite galerie (12, rue du May) à Toulouse. Ouvert de 10 h 30 à 18 h, jusqu’à 19 h le mercredi et de 14 h à 20 h le samedi. Entrée libre. Tél. 06 87 56 07 07.