l’essentiel
La direction du club de rugby de l’Union sportive montalbanaise (USM) s’alarme du nombre de billets revendus en toute illégalité sur le web et aux abords du stade Sapiac. La rançon de la gloire du Top 14 ?
Annonce repérée il y a peu sur les réseaux sociaux : « Vends sept places pour USM-Stade toulousain ». Sept personnes qui ont un empêchement pour le même match prestigieux de Top 14 ? On a trouvé ça bizarre à la rédaction. Manifestement, au club aussi. Pour la troisième fois de la saison après les réceptions de Castres et de Perpignan, le match de rugby entre Montauban et Toulouse, prévu ce samedi 22 novembre 2025, à 16 h 35, se jouera – logiquement – à guichets fermés.
Théoriquement, il ne reste donc plus un siège sur les 9 200 que compte le stade de Sapiac 2.0 pour encourager les « Sapiacains » opposés aux irréductibles champions de France. Et pourtant.
Des billets possiblement dupliqués
Face à ce qui semble prendre de l’ampleur, le club de l’USM lance, ce mardi, un appel à vigilance : « Pour ce match, tous les billets officiels ont été vendus. Les seuls vrais billets étaient disponibles exclusivement sur le site internet officiel de l’organisateur*. Par conséquent, aucune revente sur les réseaux sociaux, messageries ou devant le stade n’est reconnue ni garantie. »
Ce qui signifie que toute transaction effectuée suite à une publication sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram, X, TikTok…), sur WhatsApp, Messenger, Telegram ou toute autre messagerie est à bannir. De même, il faut impérativement fuir les vendeurs à la sauvette autour ou devant le stade. « Ces billets peuvent être faux, dupliqués, déjà utilisés, ou rendus invalides, ce qui entraînerait un refus d’accès au stade sans possibilité de remboursement », souligne la direction des « Vert et Noir » sur son compte Facebook.
Dès lors, pour éviter toute déconvenue, l’USM dispense certains conseils de bon sens : « Vérifiez la date de création du compte qui propose le billet : un compte récent ou sans historique est souvent un signal d’alerte ». Par ailleurs, le vendeur fraudeur a la fâcheuse manie d’attirer ses victimes en dehors des plateformes sécurisées. « Méfiez-vous si l’on vous demande de quitter la plateforme (par exemple pour poursuivre la conversation sur WhatsApp, SMS, ou un lien externe) », signale l’USM. Et de manière générale, il ne faut jamais, ô grand jamais partager ses données personnelles et/ou bancaires avec qui que ce soit.