Le président de l’Union Bordeaux-Bègles, Laurent Marti s’est confié dans les colonnes du journal Sud-Ouest.
Ce-dernier a analysé le début de saison effectué par son équipe.
Il se dit plutôt satisfait. Extrait:
« On est plutôt très satisfaits de ce premier bloc. Il n’avait pas bien commencé sur les matchs à l’extérieur mais il s’est très bien terminé (victoire à Castres, 26-28). Comme on l’avait dit, on s’attendait avec Yannick Bru à vivre un passage compliqué dans la saison. Quand arriverait-il et combien de temps durerait-il ? On n’en savait rien. Il est quasiment arrivé tout de suite avec de mauvais résultats en déplacements.
Ça s’expliquait aussi par le grand nombre de blessés. À un moment, on en a eu 17. On a bien redressé la barre mais ça ne veut pas dire pour autant qu’on ne connaîtra pas d’autre coup de mou. On va d’abord recevoir Pau et il va falloir digérer cette trêve internationale qui va nous obliger à remettre des joueurs au repos sur la série Montpellier – Bulls – Scarlets. »
Lorsque le journaliste lui demande si l’UBB a rencontré des difficultés pour évacuer le titre Européen, il réagit. Extrait:
« À part le Stade Toulousain qui est capable d’enchaîner les titres, toutes les autres équipes qui ont décroché quelque chose ont eu des passages compliqués dans les mois qui ont suivi. C’est un peu dans la nature humaine. Pourtant, Yannick Bru a tout fait pour que ça n’arrive pas. Les joueurs eux-mêmes ont aussi mis tout en œuvre pour éviter ça. Mais il y a eu un relâchement dans l’inconscient. C’est contre ça qu’il faut lutter. »
En ce début de saison, l’UBB a pris des claques contre le Racing 92, le Stade-Français et Toulouse. Il ne se veut pas inquiet pour autant. Extrait:
« Non, vraiment pas. Je savais que ça bossait, qu’il y avait de la qualité, que les joueurs n’étaient pas du genre à s’arrêter parce qu’ils avaient décroché ce titre en Champions Cup. J’ai relativisé pour les raisons que j’expliquais : le relâchement naturel et le grand nombre de blessés.
On peut dire ce qu’on veut, tant qu’on ne peut pas remettre de concurrence et de rotations dans un groupe, forcément, les résultats en pâtissent. Et d’autre part, on peut tous constater que ce Top 14 est encore plus dense. On le voit bien pour tout le monde depuis le début de la saison, dès que tu te relâches un tout petit peu à l’extérieur, tu en prends 40. »
Il estime également que Bordeaux est devenu un club à battre étant donné son titre Européen. Extrait:
« Ils s’en servent de levier de motivation supplémentaire. Ils savent très bien que même si on a gagné la Champions Cup, nous ne sommes pas le Stade Toulousain. Enfin, ils peuvent toujours se motiver avec ça mais nous, on ne se prend pas pour d’autres. Dans notre attitude, je n’ai pas vu de suffisance. Et ça m’embêterait s’il y en avait car un titre ne le permet pas. Après, on n’est plus champions d’Europe, on l’était l’année dernière. »
Dans la foulée, il savoure la victoire remportée sur la pelouse de Castres. Extrait:
« Elle est magnifique car elle nous permet de très bien terminer ce premier bloc, d’être premiers au classement britannique (+ 11) qui est hyper important à mes yeux. Si on avait perdu à Castres, on aurait fait un bloc moyen. En gagnant là-bas, on fait un très bon bloc. »