Sur les plateaux télé, Patrick Sébastien n’a jamais été du genre
à mâcher ses mots. Mais ces derniers temps, l’ancien animateur
semble déterminé à aller encore plus loin : à 72 ans, il veut
désormais bousculer la scène politique française avec son mouvement
“Ça suffit”, lancé en octobre dernier sur Facebook. Un cri de
ras-le-bol qu’il dit partager avec “une France qui n’a plus la
parole”, lassée selon lui d’être méprisée par ceux qui
prétendent la représenter.
C’est dans cet état d’esprit qu’il s’est présenté ce lundi 17
novembre 2025 sur BFMTV, dans
Face-à-face, émission animée par Apolline de Malherbe, où il
n’a pas hésité à réagir vivement aux propos d’Alain Souchon
affirmant ne pas croire que les Français soient “assez cons
pour voter pour le RN”. Une phrase qui l’a fait bondir.
“C’est ce mépris-là qui a fabriqué le RN”, a-t-il
lancé.
Patrick Sébastien, un homme riche ? L’ancien animateur répond
en toute transparence
Ce climat politique tendu réveille aussi une autre question,
personnelle cette fois : celle de son rapport à l’argent. Interrogé
par Apolline de Malherbe sur la fiscalité des plus
aisés,
l’ancien animateur qui avoue détester Léa Salamé a tenu à
mettre les choses au clair. Lorsqu’on lui demande s’il accepterait
de payer plus d’impôts, il sourit, puis s’agace un peu. “J’ai
toujours défendu les impôts. J’en paye beaucoup
!”, assure-t-il.
Mais il refuse qu’on le classe parmi les grandes fortunes :
“Moi, je ne suis pas TRÈS riche, je suis
confortable”. Et il enfonce le clou
: “Je bosse, j’ai 72 ans et je vais encore bosser pour gagner
ma vie. Ça, ce n’est pas être très riche. Je ne
suis pas sur un fauteuil à attendre que ça tombe”.
L’ancien présentateur lance son
mouvement
Une mise au point qu’il accompagne d’une condition : il accepte
que l’État prélève davantage, mais seulement si “ça retombe
pour ceux qui en ont besoin”. Son mouvement, né d’une vidéo
Facebook, a suscité des réactions contrastées, parfois
moqueuses. “Quand j’ai lancé mon mouvement, on m’a dit
d’aller faire retourner mes serviettes”, raconte-t-il.
Derrière cette anecdote, il dénonce un “mépris général pour
toute une France qui n’arrive plus à se faire entendre » et qui
regarde « ce spectacle politique
désolant”. À 72 ans,
Patrick Sébastien, qui a été contraint de se faire opérer, ne
veut plus se taire.