À l’issue du Conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a évoqué ce mercredi « un point tristement d’actualité », la lutte contre le narcotrafic.
« Le président de la République a rappelé que c’était un combat entamé depuis plusieurs années, avec la création de l’Ofast, des opérations place nette initiées par Gérald Darmanin et plus récemment du vote de la loi contre le narcotrafic », énumère-t-elle.
Selon elle, Emmanuel Macron a souligné que « ce narcotrafic irriguait la déstabilisation de petites villes jusqu’aux grandes métropoles et que c’était un continuum qui affaiblit notre société ».
« Je reprends les mots du président : c’est parfois les bourgeois des centres-villes qui financent les narcotrafics. On ne peut pas déplorer d’un côté les morts et de l’autre continuer à consommer le soir en rentrant du travail », déclare Maud Bregeon.
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Écouter« Complice »
La veille, à Berlin, le président français avait déclaré qu’« acheter de la cocaïne » ou « du cannabis » signifiait « de fait être complice et donner du financement à des réseaux de criminalité organisé ».
« Ce qui a été fait », « et même réussi, dans la lutte contre le terrorisme », « nous devons le faire » sur le narcotrafic, avait-il affirmé, lors d’une conférence de presse à Berlin, plaidant pour « une approche totalement intégrée », « qui va du local à l’international », après avoir tenu une réunion sur ce dossier dans la matinée à l’Élysée.
Ce mercredi, Emmanuel Macron a insisté sur « la nécessité d’avoir une approche interministérielle du très local à l’international ». La question est au centre du débat public, depuis l’assassinat jeudi à Marseille de Mehdi Kessaci, le frère d’un militant engagé contre le narcotrafic.