Où en sont les projets d’agrandissement de La Rabine ?

Actuellement, on a 2 200 hospitalités chaque jour de match à La Rabine. On a des demandes supplémentaires de partenaires auxquelles on n’arrive pas à répondre. C’est frustrant parce qu’on a besoin d’aller chercher plus d’économies et plus de budget pour approcher l’objectif des 30 millions d’euros pour exister dans ce plus grand championnat (Top 14). La première étape pour nous, c’était de créer ce réceptif supplémentaire avec des travaux en cours qui auront lieu tout au long de l’année, financés en grande partie par la ville de Vannes (propriétaire du stade) avec un peu d’aide des autres collectivités et pour une petite partie par le RCV. Et ce nouvel espace d’hospitalité, c’est près de 800 m2 de réceptif supplémentaire qui devrait nous permettre d’y intégrer à peu près 350 personnes pour des partenaires nouveaux et d’aller chercher à peu près 2 millions d’euros de budget supplémentaire, pour nous c’est énorme. Ensuite, on aura l’agrandissement du stade au grand public. On détruit la tribune Lucien Jaffré existante, on en reconstruit une nouvelle. Ça double presque la capacité. De 2 700 places on devrait passer à 4 500 et on va y intégrer ce qu’on appelle « Chapiteau Land », l’ensemble des réceptifs qu’on a derrière cette tribune, sur trois niveaux différents, qui va nous permettre de monter à 3 000 réceptifs au stade de la Rabine et à une jauge de 15 000 places.

Savez-vous quand les travaux pourraient débuter ?

Oui, c’est un an de travaux pour le nouveau réceptif. Ensuite, on a une saison (2026-2027) où il n’y aura que des petits travaux et la nouvelle tribune, ça sera l’année suivante avec une année de travaux. Ça va être des travaux lourds et extrêmement importants. Peut-être que pendant ces travaux, on aura des difficultés à jouer au stade de la Rabine et on sera peut-être content de trouver une solution de repli ailleurs.

Il pourrait donc y avoir d’autres délocalisations les prochaines saisons ?

Ce n’est pas d’actualité du tout. Je dois juste, en tant que président, anticiper le plus possible de choses. Et ça en fait partie. Je sais que ce stade de la Rabine va être en travaux pour les trois prochaines années, avec un gros projet de construction de tribune dans deux ans. Pendant cette année-là, notre stade pourra accueillir moins de 10 000 personnes. L’ampleur des travaux pourrait parfois provoquer des difficultés à y jouer. Je dis ça sans aucune arrière-pensée, juste que c’est notre boulot d’anticiper ça. Si dans deux ans, dans trois ans, on devait délocaliser une ou deux rencontres, parce qu’en termes de sécurité, ça serait trop dangereux d’accueillir 9 000 ou 9 500 supporters, il faudra bien trouver un plan B. Donc le fait d’avoir organisé (des rencontres) au Roudourou et au Roazhon Park nous donne un peu de sécurité sur la suite. On sera en mesure de réfléchir à délocaliser. Et peut-être que ça ne se passera pas, parce qu’il ne faut pas oublier que notre stade, c’est le stade de la Rabine, et que notre souhait, c’est d’y jouer un maximum de matchs.

Le planning des travaux en Lucien Jaffré est déjà calé ?

C’est déjà acté mais c’est un accord des élus en place et notamment du maire en place. Encore une fois, je ne suis pas devin, il y a des élections municipales au mois de mars, et on va attendre de voir ce que ça va donner. Mais oui, les élus qui sont en place aujourd’hui sont favorables à ça.

Il ne faut pas que ces 15 000 places soient une fin en soi mais qu’on soit en mesure de voir un peu plus loin, pour construire le bon modèle et l’économie qu’il faut pour exister au plus haut niveau. Ce n’est pas moi qui le dis, je regarde ce qu’il se fait autour, des clubs qui construisent sur cette économie réelle. La Rochelle en fait partie et La Rochelle c’est 18 000 places aujourd’hui et avec 18 000 places, ils sont capables de construire un budget à 36 ou 37 millions d’euros. 15 000 places et 3 000 réceptifs, c’est une étape extrêmement importante pour franchir un nouveau cap dans notre construction de projet de club mais ça ne doit pas être l’étape finale. Il faudra aller plus loin demain et après-demain.