Ce séjour aux urgences aura été interminable pour cette nonagénaire.
Claire, 99 ans s’est rendue le mois dernier aux CHU de Rouen alors qu’elle avait du mal à respirer.
Transportée par le SAMU, elle est arrivée le vendredi soir aux alentours de 21h30 et est restée sur le brancard des urgences jusqu’au lundi midi.
Victime d’un œdème aigu du poumon, elle a finalement été transférée en début d’après-midi dans le service soins de suite et de réadaptation, selon les informations données par nos confrères de France Bleu.
De retour chez elle après une semaine d’hospitalisation le fils et la petite-fille de Claire ont tenu à raconter cette épopée pour cette dame à presque 100 ans. C’est dans une publication Facebook qu’Aline la petite-fille a raconté cette attente interminable. Son post a été repartagé 1.000 fois.
« Les soignants subissent autant que le patient »
Infirmière de formation, elle s’est relayée tout au long de cette attente avec sa mère pour lui apporter à manger et la masser, car elle commençait à avoir des rougeurs après avoir passé des heures et des jours sans pouvoir bouger.
« Je n’ai pas voulu m’énerver parce que je ne me serais pas énervée sur les bonnes personnes. Les soignants n’y sont pour rien, ils subissent autant que le patient subit. Il y a même, je crois, une cadre qui est venue nous voir pour s’excuser de la situation. Nous, on est autant désolés qu’eux. […] Tout le monde a droit d’être soigné, dans de bonnes conditions, avec les moyens nécessaires », explique Aline.
Une situation « exceptionnellement tendue »
Face aux nombreux partages de cette expérience chaotique, le CHU de Rouen a à son retour donné une réponse. Il juge cette histoire « regrettable » et soutient que la situation était « exceptionnellement tendue aux urgences ce week-end là ». 250 passages ont été enregistrés en 24 heures contre les 200 habituels.
De son côté, l’UNSA demande à l’agence régionale de santé de Normandie plus de moyens : plus de lits d’hospitalisation et plus de personnels pour prendre en charge les patients.