ANALYSE – Les réseaux criminels résistent aux projets ambitieux d’Emmanuel Macron dans la deuxième ville de France.
Deux ministres de retour à Marseille, avec un aveu d’échec en toile de fond. Une semaine après l’assassinat en pleine rue de Mehdi Kessaci, frère du militant anti-narcobanditisme Amine Kessaci, l’exécutif est confronté à l’examen de son bilan dans la deuxième ville de France. Longtemps présentée comme le « laboratoire » du macronisme, la Cité phocéenne affiche un sombre tableau. Avant même son arrivée sur place aux côtés du garde des Sceaux Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a concédé que ce nouvel assassinat constitue un « point de bascule », parce qu’il s’apparente à « un crime d’intimidation ». Le patron de la place Beauvau a un bon aperçu de l’évolution des choses : il a été préfet de police des Bouches-du-Rhône entre 2015 et 2017, aux premières loges des « règlements de comptes » entre trafiquants ponctués de « balles perdues ».
Dorénavant, « la menace est au moins équivalente à celle du terrorisme », affirme Gérald Darmanin…
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