Ce vendredi 21 novembre 2025, Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, s’est adressé à Volodymyr Zelensky alors que les États-Unis ont proposé un plan de sortie du conflit qui fait rage entre l’Ukraine et la Russie depuis février 2022.
Depuis le 24 février 2022, la guerre fait rage entre l’Ukraine et la Russie. Les États-Unis ont fait état d’un plan pour mettre fin au conflit : le Kremlin a interpellé Volodymyr Zelensky à ce sujet, ce vendredi 21 novembre 2025.
« Il vaut mieux négocier maintenant »
Le Kremlin a pressé vendredi le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, de négocier « maintenant », plutôt que de risquer la perte de nouveaux territoires, au lendemain de la publication surprise d’une proposition américaine de sortie du conflit avec la Russie. « Il vaut mieux négocier et le faire maintenant que plus tard. L’espace pour prendre des décisions pour lui (le président Zelensky, NDLR) se réduit à mesure qu’il perd des territoires » face à l’offensive des forces russes, a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lors de son point presse quotidien auquel participait l’AFP. Il a assuré que Moscou n’avait cependant pas reçu « officiellement » les détails de la proposition de Washington.
Ce que l’on sait de ce plan
Un responsable américain a déclaré jeudi que le plan américain pour l’Ukraine comprenait des garanties de sécurité pour Kiev équivalentes à celles de l’Otan en cas de future attaque. Selon des informations publiées plus tôt par le média américain Axios, toute future attaque armée « significative, délibérée et soutenue » de la Russie contre l’Ukraine « sera considérée comme une attaque menaçant la paix et la sécurité de la communauté transatlantique », et déclenchera une réponse des États-Unis et de leurs alliés, y compris militaire.
Cette proposition prévoit que la Crimée ainsi que les régions de Donetsk et Lougansk dans l’est de l’Ukraine « seront reconnues de facto comme russes, y compris par les États-Unis ». Selon ce projet en 28 points, deux autres régions, celles de Kherson et Zaporijjia dans le sud, seraient partagées selon le tracé de l’actuelle ligne de front. Le texte prévoit aussi que l’armée ukrainienne serait limitée à 600 000 militaires, que l’Otan s’engagerait à ne pas stationner de troupes en Ukraine, mais que des avions de combat européens seraient basés en Pologne.
Ukraine, Europe…
L’Ukraine n’acceptera aucun plan franchissant ses lignes rouges, a déclaré vendredi un négociateur ukrainien clé après le dévoilement des propositions américaines pour mettre fin à la guerre, qui prévoient de fortes concessions à la Russie. Il ne peut y avoir de « décisions en dehors du cadre de notre souveraineté, de la sécurité de notre peuple ou de nos lignes rouges », a martelé sur Facebook Roustem Oumerov, secrétaire du Conseil de la sécurité nationale ukrainien.
Le plan américain n’a pas été officiellement communiqué à l’Union européenne, qui compte en discuter lors du sommet du G20 ce weekend à Johannesburg, ont indiqué vendredi le président du Conseil européen, Antonio Costa, et la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen. « À ce stade, ça n’a pas de sens pour nous de commenter », a déclaré Antonio Costa, interrogé lors d’une conférence de presse à Johannesburg. « Un plan en 28 points a été rendu public. Nous discuterons de la situation, à la fois avec les dirigeants européens et avec les dirigeants ici en marge du G20. Je vais aussi contacter le président Zelensky pour discuter du sujet », a précisé Ursula von der Leyen.