Le projet américain pour l’Ukraine dévoilé jeudi, qui stipule notamment le retrait de l’armée ukrainienne de territoires qu’elle contrôle encore, conduit à un gain net d’environ 2 300 km² pour Moscou, selon l’analyse des données fournies par l’Institut américain pour l’étude de la guerre (ISW). Un gain qui représente quasiment l’équivalent de la superficie du Luxembourg (2 590 km²), sans tirer le moindre coup de feu. Le plan en 28 points prévoit par ailleurs de reconnaître comme de facto russes la Crimée, annexée par Moscou en 2014, et les régions de Donetsk et Lougansk, dans l’est du pays. Il attribue aussi à la Russie de vastes territoires qu’elle contrôle actuellement dans les régions Kherson et Zaporijjia. En tout, le plan proposé par Washington acterait alors l’abandon par l’Ukraine de 20 % de son territoire, pour en récupérer moins de 0,5 %.