Le président ukrainien a dit ce vendredi 21 novembre dans un message à la nation qu’il proposera des « alternatives » au plan de paix américain, jugé nettement en défaveur de l’Ukraine.

« Perdre sa dignité ou perdre un partenaire majeur » : le président ukrainien Volodimir Zelensky, qui poursuit ses consultations avec Washington sur le plan de paix américain pour régler le conflit entre son pays et la Russie, a évoqué ce vendredi 21 novembre dans un message à la Nation « l’un des moments les plus difficiles » de l’Histoire de l’Ukraine, évoquant un choix douloureux entre la dignité ou le soutien des Etats-Unis.

Au lendemain de discussions avec des émissaires du Pentagone à Kiev, Volodimir Zelensky s’est entretenu par téléphone avec le vice-président américain J.D. Vancer. Washington exerce une pression sans précédent sur le président ukrainien pour qu’il consente d’ici au jeudi 27 novembre à un accord-cadre sur la base du projet en 28 points mis au point par la Maison blanche.

Des ces 28 points, l’Ukraine laissera la Crimée, Lougansk et Donetsk aux Russes, en échange de sa souveraineté, détaille France 24. Ses forces militaires seraient limitées à 600000 hommes (comme 800000 actuellement) et n’aura pas le droit de rejoindre l’Otan. Le pays pourra rejoindre l’Union européenne et devra organiser des élections d’ici 100 jours. Les deux pays auront une « amnistie totale pour leurs actions pendant la guerre ».

L’Ukraine à un tournant ?

« Nous vivons l’un des moments les plus difficiles de notre Histoire. La pression sur l’Ukraine a rarement été aussi forte », déclare le président ukrainien dans un message vidéo dont la tonalité tranche avec l’intransigeance passée.

« Désormais, poursuit-il, l’Ukraine est face à un choix très difficile – soit perdre sa dignité soit risquer de perdre un partenaire majeur. Soit les 28 points difficiles (du plan), soit un hiver extrêmement rude – le plus rude jamais connu – et d’autres risques à venir. La vie sans la liberté, sans la dignité, sans la justice. »

Un compte à rebours et les menaces de Poutine

Le président ukrainien a affirmé ce vendredi qu’il proposerait des « alternatives » au plan des Etats-Unis. « Je présenterai des arguments, je persuaderai, je proposerai des alternatives », promettant qu’il ne « trahira » pas l’Ukraine.

L’Ukraine n’a donc plus que 7 jours pour se soumettre à ce plane de paix « made in Trump », une date butoir « adéquate » pour le pérsident américain. Aux Etats-Unis, c’est le jour du Thanksgiving, l’occasion pour Trump de rajouter une dinde sur la table des Américains ?

Le plan de Trump séduit on ne peut plus Vladimir Poutine, le président russe estimant ce vendredi que le plan proposé par les Etats-Unis pour l’Ukraine peut « servir de base à un règlement définitif » de la guerre, bien que regrettant que « ce plan n’est pas discuté avec nous de manière concrète ».

Mais Poutine menace de conquérir plus de territoires si l’Ukraine refuse le plan américain. L’hiver ukrainien risque bien d’être difficile.