« Il peut servir de base à un règlement pacifique définitif, mais ce plan n’est pas discuté avec nous de manière concrète », a déclaré Vladimir Poutine. « Nous sommes prêts à mener des négociations pacifiques et à résoudre les problèmes par des moyens pacifiques. Cependant, cela nécessite bien sûr une discussion approfondie de tous les détails du plan proposé. Nous y sommes prêts », a-t-il ajouté.

Selon Vladimir Poutine, ce plan en 28 points, vu avec inquiétude à Kiev, n’a été évoqué entre Moscou et Washington que « dans les grandes lignes », les Américains ayant demandé aux Russes de « faire certains compromis, de faire preuve de souplesse ». « L’Ukraine et ses alliés européens se bercent encore d’illusions et rêvent d’infliger une défaite stratégique à la Russie sur le champ de bataille », a poursuivi Vladimir Poutine, assurant que Moscou était prête, en cas de refus, à atteindre ses objectifs « par les armes, dans le cadre d’une lutte armée ».

Menace d’extension du conflit

« Si Kiev ne souhaite pas discuter des propositions du président Donald Trump et refuse de le faire, alors Kiev et les fauteurs de guerre européens doivent comprendre que les événements qui se sont produits à Koupiansk se reproduiront inévitablement sur d’autres secteurs clés du front », a ajouté le président russe.

Vendredi, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a repoussé ce plan, assurant qu’il ne « trahira » pas son pays, tout en assurant qu’il ferait d’autres propositions à Washington. Le président ukrainien s’est également concerté d’urgence avec les dirigeants français, allemand et britannique, ses alliés en Europe.

Exigences russes

Donald Trump a estimé que le 27 novembre, jour de la fête de Thanksgiving, était une date butoir « adéquate » pour recevoir une réponse sur ce texte de 28 points, qui reprend plusieurs exigences russes et qui est donc perçu par beaucoup à Kiev comme une forme de capitulation, même s’il prévoit aussi des garanties de sécurité pour l’Ukraine.

Selon ce texte, Kiev devrait s’engager à ne jamais rejoindre l’Otan et n’obtiendrait pas de déploiement de forces occidentales sur son sol, même si le plan prévoit des avions de combat européens en Pologne pour protéger le pays. Il reprend plusieurs demandes formulées par le Kremlin de longue date et rejetées par Kiev auparavant, prévoyant notamment que l’Ukraine cède l’est du pays à Moscou et accepte l’occupation d’une partie du sud de son territoire.