Un montant qui n’a pas encore été fixé mais…
Le montant de ces frais de traitement n’a pas été encore fixé, mais Bruxelles a proposé en mai deux euros par paquet. L’UE espère pouvoir appliquer ces frais à partir de la fin 2026.
Mais, en France, en a décidé d’accélérer les choses. L’Assemblée nationale a approuvé mercredi la mise en place d’une taxe de deux euros ciblant ces « petits » colis d’origine extra-européenne. Une taxe qui servira à financer les dispositifs pour contrôler ces produits.
Les Belges ont déjà été escroqués en ligne pour plus de 5 millions d’euros cette annéeLa Chine, principale cible
Dans la mire, les géants de l’e-commerce tels que Shein, Temu, Aliexpress et autres qui inondent l’Europe de produits souvent décriés pour leur qualité, voire leur légalité.
En Belgique, le gouvernement fédéral envisage lui aussi une taxe de 2 euros sur les colis pour contribuer au redressement budgétaire. Le gouvernement, en recherche de milliards pour composer son budget, pourrait voir dans cette taxation plus qu’une bouée de sauvetage puisque cette année, on devrait dépasser 1,4 milliard de colis importés de Chine, contre 1 milliard l’an dernier.
En théorie, cette taxe pourrait donc rapporter 2,8 milliards, pour autant qu’elle ne freine pas la frénésie d’achats des consommateurs sur ces plateformes.
Reste à voir si le gouvernement attendra la décision européenne pour mettre cette mesure en vigueur ou prendra les devants comme la France. « En ce qui concerne les frais de manutention de 2 euros, j’ai toujours soutenu cette proposition et les discussions se poursuivent au sein du gouvernement fédéral. Il s’agit d’une mesure significative pour garantir des conditions de concurrence loyale à nos entreprises et renforcer la compétitivité. Il faut toutefois veiller à rallier un maximum de pays européens pour avancer », indique David Clarinval.
Une position ferme, qu’il ne qualifie pas de taxe, mais qui en a toutes les apparences alors que le MR a toujours défendu son intention de ne pas imposer de nouvelles taxes aux consommateurs.