Dave Bautista pense que l’un de ses pires films est injustement critiqué, et que son réalisateur l’a sauvé d’une vraie catastrophe.
Chaque jour qui passe, la carrière de Dave Bautista est un peu plus étrange. Impérial dans son rôle de Drax dans Les Gardiens de la Galaxie, touchant dans sa courte interprétation au début de Blade Runner 2049, flippant dans le premier Dune… L’ancien catcheur a prouvé à maintes reprises qu’il avait le talent nécessaire pour faire son trou chez les grands cinéastes d’Hollywood, de Denis Villeneuve à M. Night Shyamalan.
Et pourtant, il enchaîne les comédies d’action rarement inspirées (à l’exception de son très drôle caméo dans Y’a-t-il un flic pour sauver le monde ?). Bientôt à l’affiche de la suite de l’inutile Road House, il est soit très mauvais pour choisir ses rôles, soit victime du manque d’imagination des réalisateurs et producteurs. C’est peut-être pour ça qu’il fait du pied à James Gunn pour rejoindre son univers DC (dans lequel il aurait clairement sa place).
En attendant, il se cantonne à des films oubliables, pour le dire poliment, d’Army of Thieves à In the Lost Lands en passant par Mon espion 2 : Mission Italie. Malgré tout, le comédien ne désespère pas et pense même que certaines des œuvres dans lesquelles il joue sont sous-estimées.
Avec une dégaine pareille, ça ne pouvait qu’être horribleStuber naze
C’est le cas de Stuber de Michael Dowse, selon lui. Dans un entretien accordé à ScreenRant à l’occasion de la sortie de Trap House de Michael Dowse, Dave Bautista en a profité pour parler de sa précédente production avec le réalisateur :
« J’ai fait un autre film, Stuber, avec lui, et je le dirai jusqu’à ma mort : c’est un film sous-estimé. J’en suis extrêmement fier. Mais il nous a sauvés. Il est arrivé deux semaines avant le début du tournage parce qu’on avait perdu notre réalisateur. Je l’ai appelé personnellement et je lui ai dit qu’on était dans une sacrée galère, je lui ai demandé de nous filer un coup de main.
Et il s’est précipité pour nous aider, je crois qu’il a pris son avion dès le lendemain. Il s’est impliqué dès la pré-production, il a relu le scénario, proposé des changements et amélioré l’ensemble. »

Le réalisateur qui arrive sur le tournage
L’acteur en a profité pour inonder Michael Dowse de compliments, et on le comprend : le cinéaste leur a sauvé les miches.
« Michael Dowse est d’un grand talent. C’est un vrai boss ! Ce type a une vision très claire : il sait ce qu’il fait, il a de l’expérience, et il a cette faculté de « monter » le film dans sa tête au fur et à mesure qu’il tourne. Je veux lui accorder beaucoup de crédit et j’ai vraiment envie de retravailler avec lui. Je l’aime beaucoup en tant qu’humain, et j’ai un profond respect pour lui comme réalisateur. »
Beaucoup rêveraient d’une telle bromance. Pour rappel, Stuber, c’était un buddy movie dans lequel un inspecteur de police (Bautista) engageait un chauffeur Uber (Kumail Nanjiani) pour une nuit. Une sorte de Collateral version comique, en gros. Sauf qu’il a été très mal reçu à sa sortie en 2019, avec un score de 42/100 sur Metacritic, et seulement 32 millions au box-office pour un budget estimé à 18 millions. La France n’a pas eu l’honneur de l’avoir, que ce soit au cinéma ou en SVoD.
Son grand rôle chez le grand Paul W.S. Anderson
Quant à Trap House, arrivé le 14 novembre aux États-Unis, il est lui aussi démonté par les critiques américaines. Les spectateurs français devront attendre avant de se faire leur avis puisque le film n’a toujours pas de date de sortie officielle chez nous. Il arrivera probablement directement en VOD. De même pour Afterburn de J. J. Perry qui n’est pas encore programmé en France (mais qui nous tente déjà plus).