DÉCRYPTAGE – La destruction simultanée d’infrastructures d’une ligne de chemin de fer desservant l’Ukraine a fait l’effet d’un coup de tonnerre dans le pays. Le premier ministre n’hésite plus à parler de «terrorisme d’État».
Sous une fine pluie et un ciel de plomb, il enjambe les gravats pour s’approcher du chemin de fer et examiner de près le train immobilisé. Visage fermé et veste kaki près du corps, le chef du gouvernement polonais avance au pas, entouré de ses ministres et des forces de l’ordre. Tous le savent : les centaines de passagers qui se trouvaient encore quelques heures plus tôt à bord du convoi ont peut-être échappé au pire. «Nous sommes face à un acte de sabotage», constate le premier ministre Donald Tusk, mâchoire contractée, à quelques mètres du lieu où une détonation nocturne a endommagé le rail, dans la bourgade de Mika, à une centaine de kilomètres de Varsovie.
À proximité de la scène, les services polonais ont trouvé une caméra et une deuxième charge explosive. Plus loin, sur un autre tronçon du réseau, une caténaire endommagée est repérée. Dans ces deux cas, cette infrastructure ferroviaire est régulièrement utilisée pour livrer aide militaire et humanitaire à l’Ukraine. «On peut désormais…
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