Après leur rencontre à Genève ce dimanche 23 novembre 2025, l’Ukraine et les États-Unis affirment qu’un futur accord de paix devra respecter la souveraineté de l’Ukraine.
Ils étaient réunis pour examiner et surtout négocier ce plan de paix porté par Donald Trump. Les deux parties saluent de véritables avancées, car elles sont parvenues à s’entendre sur une nouvelle version du plan américain.
Des concessions obligatoires de la part de l’Ukraine
Les Américains auraient ainsi donné leur accord pour supprimer la limite de 600 000 hommes imposée à l’armée ukrainienne et seraient prêts à négocier la forme de l’amnistie voulue par le président américain.
L’Ukraine semble aussi plus ouverte aux propositions américaines, même si elle a rappelé ce dimanche ses lignes rouges, particulièrement sur les concessions territoriales dans les régions comme le Donbass, occupées par la Russie et que l’Ukraine refuse de céder en l’état.
Mais dans les faits, Volodymyr Zelensky devra finir par céder sur ce point, estime Cyril Brett, chercheur à l’Institut Jacques Delors. « La population ukrainienne, même si elle est animée d’un esprit de résistance, ne veut pas une guerre indéfinie. Elle va être prête à faire des concessions territoriales. Le but du président ukrainien, c’est de minimiser ses pertes dans la perspective de reconstruire l’Ukraine. Donc les concessions, il faudra qu’il les fasse le plus tard possible et dans des mesures qui soient les plus limitées possibles », détaille-t-il.
Un accord difficile entre Moscou et Kiev
Au lendemain de la réunion à Genève, si le ton se veut positif, bien que prudent du côté occidental, Moscou a d’ores et déjà annoncé qu’elle rejetait cette nouvelle mouture du plan de paix ainsi que la contre-proposition portée par les Européens.
Cette dernière prévoit notamment, sur les concessions territoriales, que les échanges débutent sur la ligne de front. En clair, que l’armée ukrainienne ne soit pas obligée de se retirer de territoires toujours sous son contrôle. Une position qui est inaudible pour le Kremlin. Un accord des deux parties est encore loin.