La porte-parole de la Maison Blanche juge ce lundi 24 novembre « complètement fallacieuse » l’idée selon laquelle Donald Trump favoriserait la Russie dans les pourparlers sur l’Ukraine.

ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / AFP

La porte-parole de la Maison Blanche juge ce lundi 24 novembre « complètement fallacieuse » l’idée selon laquelle Donald Trump favoriserait la Russie dans les pourparlers sur l’Ukraine.

Un allié favorisé ? La porte-parole de la Maison Blanche a qualifié ce lundi 24 novembre de « complètement fallacieuse » l’idée selon laquelle le président américain Donald Trump et son gouvernement favoriseraient la Russie dans les pourparlers pour mettre fin au conflit en Ukraine.

« L’idée selon laquelle les États-Unis d’Amérique ne seraient pas engagés à égalité avec les deux belligérants pour mettre fin à la guerre est totalement et complètement fallacieuse », a encore martelé Karoline Leavitt lors d’un échange avec la presse.

Cette mise au point intervient alors que des discussions entre Ukrainiens, Américains et Européens se tiennent en ce moment sur la base du projet de plan de « paix » pour l’Ukraine en 28 points de Donald Trump. La copie initiale américaine est considérée comme largement favorable à Moscou.

Beaucoup de lignes rouges pour Kiev, dont la reconnaissance « de facto comme russes » Louhansk et Donetsk, dans le Donbass, et le renoncement de l’Ukraine à entrer dans l’Otan, figurent en effet dans le plan Trump. Ce qui alimente les suspicions selon lesquelles ce plan émanerait de la partie russe. Le Guardian a notamment expliqué que le texte semble avoir été rédigé en russe avant d’être traduit plus ou moins grossièrement en anglais.

Pression américaine sur l’Ukraine

Souhaitant que l’Ukraine soit mieux représentée dans ce plan de paix, les Européens ont donc fait une contre-proposition. Mais le Kremlin a fait savoir lundi que cette proposition européenne ne convenait pas à la Russie. « Ce matin (lundi) nous avons appris l’existence d’un plan européen qui, à première vue, n’est pas du tout constructif », a précisément déclaré le conseiller diplomatique de Vladimir Poutine, Iouri Ouchakov, selon l’agence de presse officielle TASS.

Par ailleurs, les États-Unis ont continué de faire pression sur l’Ukraine pour accepter leurs propositions, lors des pourparlers à Genève dimanche, a déclaré à l’AFP un haut responsable informé des discussions. Bien que la pression américaine se soit atténuée au cours de la réunion, une « pression globale » demeure, a indiqué lundi ce responsable ayant requis l’anonymat.

Le président américain avait initialement donné jusqu’au 27 novembre au président ukrainien Volodymyr Zelensky pour répondre à son plan, comprenant notamment la cession de territoires ukrainiens et s’apparentant à une capitulation de Kiev. Il a ensuite précisé que ce n’était pas sa « dernière offre ».

Si Volodymyr Zelensky a salué lundi des avancées, il a estimé qu’il fallait « beaucoup plus » pour parvenir à une « paix réelle » avec la Russie et mettre fin au conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.