Sur le site universitaire de Pasteur, à Rouen, une personne atteinte par la bactérie de la tuberculose a été signalée récemment à l’ARS Normandie. Une enquête des autorités sanitaires est en cours. Plus de 160 cas contacts ont été identifiés.

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L’événement sonne comme un rappel que cette maladie ancienne n’a toujours pas complètement disparu. En France, entre 4 000 et 5 000 cas de tuberculose pulmonaire sont déclarés chaque année. Et environ 150 en Normandie.

Pour ce mois de novembre 2025, c’est donc la faculté de Rouen qui est touchée. Une personne ayant été atteinte par la Mycobacterium tuberculosis. L’information a été confirmée ce jour par les services de l’ARS Normandie.

La maladie s'est déclaré chez (au moins) une personne du Campus Pasteur, à Rouen.

La maladie s’est déclaré chez (au moins) une personne du Campus Pasteur, à Rouen.

© Pierre Léonard

La maladie a été diagnostiquée chez un(e) étudiant(e) du site Pasteur, dont on ne connaît pas l’identité.

Pour des raisons de respect du secret médical et de confidentialité, l’ARS Normandie n’apportera pas de commentaire concernant la situation individuelle de la personne concernée.

Aux abords du site universitaire, certains étudiants semblaient ce mercredi matin assez préoccupés par la nouvelle : « Cela me fait un peu peur, glisse une jeune femme, j’ai l’impression qu’on est au Moyen-Âge, j’ai jamais entendu parler de cas de tuberculose de ma vie. »

Une inquiétude d’autant plus prononcée qu’un deuxième cas se serait déjà déclaré.

Sur notre groupe de classe, une autre étudiante a expliqué ce matin qu’elle était confinée dans sa chambre depuis plusieurs jours et qu’elle venait d’apprendre qu’elle avait la tuberculose. Personnellement, je vais juste essayer de m’écarter de ça : éviter la BU, les endroits très fréquentés par les étudiants, pour éviter d’attraper la tuberculose moi aussi.

Une étudiante du site Pasteur à Rouen

L’ARS Normandie a d’ailleurs mandaté le Centre de Lutte Antituberculeuse (CLAT) de Seine-Maritime pour enquêter sur de potentielles contagions.

Sur place, notre journaliste Léna Thobie-Gorce fait le point :

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1 min 38 s

Reportage sur place de notre équipe de journalistes, Léna Thobie-Gorce et Pierre Léonard

©Léna Thobie-Gorce, Pierre Léonard

Grâce à un dépistage généralisé (radiographie pulmonaire et prise de sang), le CLAT 76 est parvenu à identifier 150 cas contacts chez les étudiants et une quinzaine supplémentaire chez les enseignants. L’enquête épidémiologique est toujours en cours. Un suivi des personnes contacts sera réalisé pour plusieurs semaines.

Les personnes en contact avec le cas n’ont pas à mettre en place de mesures barrières spécifiques en dehors des mesures recommandées en cas de symptômes respiratoires.

La tuberculose atteint le plus souvent les poumons et se transmet par voie aérienne, même si elle est moins contagieuse que des virus comme la grippe ou la rougeole. « La transmission nécessite des contacts prolongés rapprochés en milieux confinés » rappelle l’ARS Normandie.

La maladie se soigne habituellement sans complication avec un traitement antibiotique.

Un vaccin existe, le « BCG ». Il n’est plus obligatoire depuis 2007. Selon le site Vaccination-info-service, « la vaccination contre la tuberculose est recommandée à partir de l’âge de 1 mois et jusqu’à l’âge de 15 ans chez tout enfant présentant un risque élevé de tuberculose c’est-à-dire présentant au moins l’un des critères suivants :

  • né dans un pays où la tuberculose est fortement présente ;
  • dont au moins l’un des parents est originaire de l’un de ces pays ;
  • devant séjourner au moins un mois d’affilée dans l’un de ces pays ;
  • ayant un cas de tuberculose récente (moins de 5 ans) dans sa famille ;
  • résidant en Guyane ou à Mayotte ;
  • résidant en Île-de-France »

Pour rappel, si cette maladie est bien traitée en France, dans d’autres pays, elle reste potentiellement mortelle. Dans le monde, la tuberculose continue ainsi de provoquer la mort de plus d’un million de personnes chaque année.

Avec Léna Thobie-Gorce.