Il n’y aura pas de logo de parti sur les tracts de campagne d’Éric Ciotti pour les municipales à Nice. Ayant pour ambition de « rassembler », l’ex-président des Républicains, désormais allié du Rassemblement national, a expliqué mardi sur le plateau de BFM Nice Côte d’Azur que sa liste « n’aura pas d’étiquette politique ». L’ex-président des Républicains souhaite ainsi construire une liste transpartisane avec « des hommes et des femmes de tous les horizons », comprenant des partis « centristes et même de gauche ». « Il y aura naturellement le soutien du Rassemblement national », a-t-il toutefois précisé.
Officiellement déclaré depuis août, Éric Ciotti affronte dans une campagne à couteaux tirés son principal rival : le maire sortant, Christian Estrosi (Horizons), candidat à une quatrième réélection. Alors que la campagne fait rage entre les deux candidats qui s’accusent mutuellement de « mensonges » et de « coups bas », le mystère plane au-dessus d’un sondage dont personne ne connaît le commanditaire, ni les résultats exacts, mais qui donnerait, selon ses partisans, l’avantage au patron de l’UDR.
Pour se différencier de son adversaire sur les sujets de sécurité, de délinquance et de propreté, principaux sujets de préoccupation des Niçois d’après un baromètre Odoxa réalisé pour Public Sénat, Éric Ciotti a proposé à Christian Estrosi de participer à un débat « projet contre projet ». « C’est où il veut et quand il le veut », lançait-il dans un meeting devant ses partisans la semaine dernière.
Une demande que l’actuel maire s’est empressé de décliner. « Ça ne fait pas partie des règles démocratiques. Je pense qu’il a besoin d’en apprendre encore un petit peu », a taclé en retour l’actuel maire. « Les Niçois attendent de moi que j’exerce mes fonctions jusqu’au bout du mandat qu’ils m’ont confié. L’heure du débat viendra lorsque tous les candidats se seront déclarés.»
La relation déjà très compliquée entre ces deux hommes, autrefois proches, risque encore de se dégrader. Selon les informations du « Figaro », Éric Ciotti aurait tenté d’approcher des proches de Christian Estrosi pour élaborer sa liste, dont le conseiller municipal Pierre Fiori.