DÉCRYPTAGE – Le bazooka budgétaire ne suffit pas. Le FMI appelle à de vigoureuses réformes pour doper la productivité de l’économie.
Élu chancelier le 6 mai dernier, le conservateur Friedrich Merz a succédé au très impopulaire Olaf Scholz avec la mission de redresser un pays en proie aux doutes sur fond de crise économique inédite et de retour des tensions géopolitiques. De lourdes attentes pesaient donc sur les épaules de l’ancien avocat d’affaires et de sa coalition, qui embarque également le parti socialiste, le SPD. Et six mois plus tard, les Allemands s’impatientent. Selon un sondage récent, 69 % de ses concitoyens se déclarent même insatisfaits de l’action de son gouvernement. Le Fonds monétaire international (FMI) ne semble pas tellement plus convaincu, à en croire son dernier mémorandum consacré au pays et paru cette semaine.
L’institution accorde d’abord un satisfecit à Friedrich Merz pour le projet de « bazooka » budgétaire, qu’il a fait voter au printemps : 500 milliards d’euros à dépenser dans les prochaines années pour moderniser les infrastructures vieillissantes du pays et le réarmer face aux…
Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 72% à découvrir.
Black Friday
-70% sur l’abonnement numérique
Déjà abonné ?
Connectez-vous