Le système des retraites allemand est mal en point. Comme en France, la répartition reste la règle. Mais les caisses légales, qui en assurent le fonctionnement, sont gravement affaiblies. Une salve de réformes et une privatisation partielle inscrites sur l’agenda de l’ex-chancelier Gerhard Schröder (SPD) au milieu de la décennie 2000 ont alimenté un processus de sape de leurs ressources.

Les exonérations successives consenties au patronat par les quatre gouvernements consécutifs dirigés par Angela Merkel (dont trois de « grande coalition » avec le SPD) pèsent aussi très lourd sur les équilibres du système. De ce fait, les difficultés provoquées par les données démographiques du pays se voient considérablement accentuées….