Ils ont commencé en 2024 et devraient durer dix ans, pour un montant de près de 11 millions d’euros. La Ville de Saint-Etienne a lancé un long cycle de travaux en plusieurs phases, pour sécuriser, entretenir, et surtout moderniser l’offre de son emblématique Musée de la Mine.
©JT/ If Saint-Etienne
« Ce musée est un élément fondamental de l’identité stéphanoise, et il fait l’objet d’un chantier très important, sur de nombreuses années, a rappelé Marc Chassaubéné, adjoint au maire de Saint-Etienne chargé de la Culture. En cause, il y a le vieillissement de ce site, et c’est une opportunité d’emmener le musée dans une dimension nouvelle, et numérique ».
Après un état des lieux sous la supervision de la Drac (Direction des affaires culturelles), un cycle de travaux d’une décennie a été entamé au mois de septembre 2024 au Musée de la Mine, sur le site du Puits Couriot, pour un coût total de 10,6 millions d’euros.
Un musée qui reste ouvert
Le chantier fait l’objet de plusieurs phases : la première présentait fin mars des éléments visibles dès l’entrée avec cette intervention en cours sur le portail dont le linteau menaçait de tomber, ou encore la galerie souterraine. Le portail est désormais terminé, et les entreprises sont actuellement à l’œuvre sur les soutènements en bois de la galerie. Durant cette première phase, d’autres interventions ont lieu comme sur les cuves en béton ou encore les sorties de secours, ou vont prochainement avoir lieu sur le chevalement, les toitures… Ce sera ensuite au tour de la salle des Pendus, de la lampisterie et de la salle des machines. Plus tard encore, la cour d’honneur, de toitures, verrières et de quelques salles inaccessibles au grand public. Le tout, sans jamais fermer ses portes aux visiteurs.
Coup de grisou virtuel
Lors d’une visite de chantier organisé ce jeudi 27 novembre, Marie-Caroline Janand, directrice du Musée de la Mine, a expliqué que les travaux n’avaient pas d’impact sur le nombre de visiteurs. Fin octobre 2025, ils étaient 52 000 à avoir poussées les portes du site, ce qui présage que 2025 enregistrera plus de visites que les 55 000 de 2024. « Dans la galerie, il y avait des points problématiques, détaille la directrice. Tout a été consolidé afin de pouvoir changer les poutres qui sont très abîmées à la base ». Puis, l’éclairage sera refait afin de diffuser une lumière plus vacillante, et donc plus proche de la lampe de mineur. Idem pour le son de la mine qui sera débrayable pour ne pas déranger ceux qui travaillent.
Et, bientôt, ce « coup de grisou virtuel », très immersif. « L’objectif n’est pas de faire du sensationnel, rappelle Marc Chassaubéné. Mais d’être réaliste et de répondre aussi davantage aux attentes du public ». Une galerie qui ne serait plus réalisable aujourd’hui et qui est la seule, en France à être souterraine. Si elle n’atteint pas les 700 mètres de profondeur, comme les mineurs autrefois, elle oscille entre 4 et 40 mètres sous terre. D’ici la fin d’année, une visite en réalité augmentée sera disponible pour les personnes qui ne peuvent ou ne veulent pas descendre dans la galerie. Les entreprises en charge du chantier n’ont donc pas fini de charbonner.
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