C’est ce vendredi 28 novembre que les porteurs du projet Exalia , qui veulent reprendre une partie des actifs de Vencorex sur la plateforme chimique du Pont-de-Claix, doivent déposer leur offre devant le tribunal de commerce de Lyon.
Depuis plusieurs mois, ils travaillent pour mettre sur pied ce projet qui ambitionne de « faire renaître » la plateforme autour d’une chimie « verte », « sobre », « décarbonée » et « souveraine ». Avec, dans un premier temps, le redémarrage de la production de chlore à partir du sel de la mine d’Hauterives (Drôme), acheminé par un saumoduc, qui serait racheté à Vencorex. L’activité sera d’abord concentrée sur la vente de sel, de soude et de chlore avec un début de production en septembre 2027.
Pour boucler son financement, estimé à près de 60 millions d’euros, Exalia peut déjà compter sur le soutien de la Métropole de Grenoble dont les élus ont adopté un soutien de principe au projet de société d’un montant de trois millions d’euros. Les porteurs du projet, d’anciens salariés et des acteurs économiques locaux, espèrent aussi un soutien de l’État. Ce que pourrait venir annoncer sur place le ministre délégué de l’Industrie, Sébastien Martin, attendu ce vendredi 28 novembre dans l’après-midi.
Dans la matinée, le ministre rencontrera d’abord les élus du Grésivaudan puis la direction et les syndicats de Teisseire à Crolles alors que le fabriquant isérois de sirops a annoncé, mi-octobre, la fermeture de son usine de production et la suppression de près de 200 postes.