Ce jeudi, le conseil d’administration a validé le bilan de la concertation préalable concernant le prolongement du BHNS Part-Dieu Sept Chemins jusqu’à Parilly, ainsi que les engagements pris pour intégrer les nombreuses remarques du public. Un premier jalon politique pour un projet majeur destiné à transformer la mobilité entre Bron, Chassieu, Saint-Priest et Vénissieux.

Sur 9 kilomètres et pour un budget prévisionnel de 90 millions d’euros, cette future ligne forte doit offrir des liaisons rapides vers les principaux pôles de l’agglomération. D’ici 2029, les 22 000 salariés du secteur de la Grande Porte des Alpes pourront rejoindre la Part-Dieu en moins de 40 minutes, et le métro D à Parilly en moins de 30 minutes.

Au-delà des connexions avec T2, T5 ou encore le futur T8, ce BHNS est pensé comme un levier d’accompagnement aux transformations profondes de l’Est lyonnais, identifié comme “territoire de projet” dans le SCoT, où croissance économique et poussée résidentielle se conjuguent à grande vitesse.

Organisée du 20 juin au 20 juillet 2025, la concertation a largement mobilisé dans les quatre communes traversées. Rencontre avec habitants et acteurs économiques, boîtage de 10 500 dépliants, affichage public, relais des collectivités… un dispositif massif qui a alimenté un retour d’expérience dense, désormais intégré dans la suite du projet.

Parmi les enseignements majeurs retenus par le Sytral : le tracé est jugé cohérent et pertinent par les participants pour desservir les principaux générateurs de déplacements. Mais l’implantation des stations doit être affinée, via de nouveaux échanges avec riverains et acteurs économiques.

Le devenir des lignes de bus inquiète également, et le SYTRAL promet une restructuration “lisible, cohérente et performante”, en lien avec les communes.

Quant aux impacts sur la circulation, ils restent sensibles : une étude Métropole–SYTRAL évaluera les effets sur les axes routiers, avec l’engagement de préserver l’accès aux zones commerciales et d’assurer la continuité logistique.

La suite ? Place désormais aux études opérationnelles, avant une mise en service visée à l’horizon 2029. Un calendrier ambitieux, à la mesure des attentes dans ce secteur où 40% des déplacements se font encore en voiture individuelle.