Des flèches blanches sont peintes sur les grilles qui entourent le site Orange, dans le quartier Saint-Mauront à Marseille, et dirigent vers le point de deal historique de la cité voisine. Elles ont fait leur apparition «récemment», tout comme l’inscription «Bienvenue Felix Pyat [le nom de la cité en question, ndlr] – vingt-quatre heures sur vingt-quatre», sur le muret de la sortie du métro Nationale, qui débouche face à l’entrée principale de l’entreprise, raconte Luc Bresson, délégué syndical CFDT de l’entreprise de télécommunications. Et lui font penser «qu’une bande concurrente essaie de s’implanter». Ce vendredi 28 novembre au matin, les salariés étaient invités à venir «récupérer», s’ils le voulaient, matériel et effets personnels. Après les «événements survenus sur la voie publique ces trois derniers jours», la direction régionale de l’entreprise a décidé de fermer le site jusqu’au 14 décembre 2025, a-t-elle écrit la veille aux 1 200 salariés, assurant que «la sécurité et le bien-être des salariés restent la priorité d’Orange». Dans un communiqué, le groupe évoque «une montée des tensions dans le quartier».