Luca Battaglia à la galerie Le 33 (6e)
Qui n’a jamais rêvé devant les jolies structures et architectures d’un carrousel ? À la fois souvenir d’enfance et paysage urbain, le manège est au cœur du travail photographique de l’architecte italien Luca Battaglia et de son exposition Ticket non remboursable. À travers ses clichés pris à hauteur d’enfant, il raconte l’histoire de ces manèges capturés dans plusieurs villes de France.
Un carrousel de style 1900 à Mâcon photographié par Luca Battaglia. / Photo A.A.
Ici, pas de détails de figurines ou de décors – à part la superbe photo en noir et blanc d’un cheval perdu en Finlande – mais des lumières qui tournoient. Le mouvement crée une fascination hypnotique et emporte le visiteur dans un tourbillon quasi irréel.
Jusqu’au 24 janvier 2026. Du mardi au vendredi de 12 h à 16 h. 33, rue Saint-Jacques (6e). Entrée libre. Présence de l’artiste samedi 6 décembre.
Exposition de Luca Battaglia à la galerie Le 33. / Photo A.A. »Couleurs d’automne » à la Galerie des Augustines (2e)
Une exposition collective de photographies, peintures et sculptures où l’on retrouve François-Louis Athénas (de la Galerie des Augustines), Anne-Sophie Nival, Aurélie Jourdain, David Takahashi, Valérie Boyer, Francis Helgorski, Natacha Merlin… On y notera les sublimes photos de Valérie Boyer qui rendent hommage à la peinture de Hopper. La gare de La Ciotat et le musée Soulages de Rodez sont ainsi magnifiés à travers son travail photographique qui flirte avec la peinture.
Les photos de Valérie Boyer qui rendent hommage aux peintures de Hopper. / Photo A.A.
La gare de La Ciotat prend des airs de tableau de Hopper avec le travail photographique de Valérie Boyer. / Photo A.A.
Les tirages sépia de François-Louis Athénas de scènes parisiennes, de fleurs et de natures mortes participent eux aussi aux couleurs automnales. Toujours côté photo, les escaliers en colimaçon d’Anne-Sophie Nival jouent avec l’apparence de coquillages. Côté peinture, les petits formats naïfs de Catherine Clément offrent une ambiance cosy de soirées d’automne-hiver.
Jusqu’au 25 décembre. Du jeudi au dimanche de 14 h à 19 h. 6, place des Augustines (2e). Entrée libre.
Les escaliers comme des coquillages de la photographe Anne-Sophie Nival. / Photo A.A.Frédéric Arcos et Matthieu Montchamp à la Galerie Béa-Ba (1er)
Deux artistes et leurs travaux sur les paysages de leur enfance sont mis ici en dialogue.
L’étang de Frédéric Arcos à la galerie Béa-Ba (1er). Photo A.A.
Une mise en écho qui donne encore plus de dimension aux peintures de l’un et de l’autre. L’étang de Frédéric Arcos (l’artiste nous a plutôt habitués à des paysages urbains notamment dans le quartier de la Belle-de-Mai) s’étend à répétition comme un paysage paisible et méditatif. Les flots changent de couleur selon les moments de la journée et un jeu de cache-cache se crée avec la lisière d’arbres et de feuillages derrière lesquels il est parfois observé.
L’étang de Frédéric Arcos à la galerie Béa-Ba (1er). Photo A.A.
Face à ces peintures, la Villa Nova 58 de Matthieu Montchamp se fait beaucoup plus romanesque, mystérieuse, avec des formes tortueuses. Des nuances gris ciment côtoient des tons pastel pour raconter une certaine mélancolie et un récit personnel de souvenirs à travers les époques.
Jusqu’au 10 janvier 2026. Du jeudi au samedi de 14 h 30 à 18 h 30. 25, rue Consolat (1er). Entrée libre.
Matthieu Montchamp, « Villa Nova 58 », à la Galerie Béa-Ba. Photo A.A.« Tracé » à l’Urban Gallery avec l’Atelier Vis-à-Vis (2e)
Dans le cadre de la Saison du Dessin, l’Atelier Vis-à-Vis présente une exposition au sein de l’Urban Gallery. Une rétrospective du travail de la plus ancienne maison d’édition de livres d’artistes à Marseille, fondée en 1987 et dédiée aux pratiques contemporaines.
Livre d’artistes de l’Atelier Vis-à-Vis de 2006, Je T’Marseille, avec Jean Mangion (poèmes) et les œuvres de Kijno, Hervé Di Rosa, Alain Soucasse et Claude Viallat. Photo A.A.
Le visiteur pourra donc découvrir de nombreux livres d’artistes dont le tout premier avec le peintre marseillais Yvan Daumas, et le tout dernier qui réunit deux artistes autour du faire ensemble. Ou encore le livre Je T’Marseille réunissant Jean Mangion (poèmes) et les œuvres de Kijno, Hervé Di Rosa, Alain Soucasse et Claude Viallat. Mais aussi les travaux de plus d’une vingtaine de noms.
Estampes de l’artiste marseillaise Armelle de Sainte Marie. Photo A.A.
On notera des séries d’estampes rehaussées à la main. Comme les sérigraphies colorées d’Armelle de Sainte Marie ou la diversité des arbres peints de Nicolas Pincemin. Sans oublier deux estampes de Jean-Jacques Surian.
Jusqu’au 13 décembre. Du mercredi au samedi de 13 h 30 à 18 h 30. 9, rue Mazenod (2e). Entrée libre. Soirée avec performances les 10 et 11 décembre à 18 h et le 12 décembre à 20 h 30.