Publié le29/11/2025 à 11h27
Temps de lecture : 3 mins
Provence-Alpes-Côte d’Azur
Près de 6000 Airbus n’ont pas pu décoller ce vendredi 28 et ce samedi 29 novembre en raison d’une alerte sur un logiciel. Dans la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur, plusieurs vols ont été supprimés, parfois au dernier moment. Une passagère témoigne.
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Un vol en direction de l’aéroport de Paris-Orly, annulé une vingtaine de minutes avant son décollage. C’est la mésaventure vécue ce vendredi 28 novembre par des passagers de l’aéroport Nice Côte d’Azur, dans les Alpes-Maritimes, comme dans d’autres aéroports français.
Près de 6 000 Airbus ont été maintenu au sol « en raison d’un logiciel de commande, jugé vulnérable aux radiations solaires » sur l’ensemble du territoire, selon RadioFrance. Des perturbations qui ont donc concerné les aéroports de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
« Nous avions passé les contrôles de sécurité, et nous étions prêts à embarquer, raconte Marie, qui devait prendre un vol à Nice avec la compagne Air France ce vendredi soir, vers 19h15. Nous n’avions pas encore eu d’annonces officielles, mais nous avons vu des passagers faire demi-tour ».
Deux vols au total ont été annulés à Nice ce vendredi soir. Un autre, prévu à 9h35 ce samedi 29 novembre par la compagnie Air France, a également été supprimé. À l’aéroport de Marseille-Provence, à Marignane, dans les Bouches-du-Rhône, ce sont deux vols qui sont annulés en avance ce samedi. Aucune annulation n’a eu lieu vendredi. « Ce sont uniquement des vols Air France, parce que cela correspond à un certain modèle d’Airbus, indique la communication de la structure. Air France indique souhaiter que tout soit réglé d’ici ce soir ».
« Ce matin, la situation revient progressivement à la normale, les compagnies ont été très réactives. Les opérations de maintenance sur les appareils et sur ce logiciel ont pu être réalisées en grande partie dans la nuit, indique le ministre des Transports, Philippe Tabarot, présent ce jour à Nice, à France 3 Côte d’Azur. La compagnie Airbus a souhaité jouer pleinement la transparence, la sécurité. Le transport, c’est la sécurité en premier. La deuxième chose, ce sont les passagers, qui ont été avertis dans la mesure du possible le plus rapidement ». En France, une trentaine de vols ont été concernés ce vendredi, et moins d’une cinquantaine de samedi, indique le ministre.
« On nous avait indiqué de surveiller pour voir si l’on pouvait être placé sur un autre vol, indique Marie. Mais ce matin, ce n’est plus possible, on peut seulement être remboursé ». Elle indique avoir rapidement appelé un hôtel à proximité de l’aéroport pour pouvoir dormir sur place.
Ce samedi matin, Marie repart en train jusqu’à sa destination finale, Lille. Elle espère pouvoir être indemnisée pour la nuit d’hôtel et le billet annulé. « Je me suis dit que le train, c’était plus sûr, même si c’est plus long. Je trouve que ça a finalement été plutôt bien géré vu le nombre de personnes concernées », exprime-t-elle.
Avec Nathalie Jourdan, journaliste à France 3 Côte d’Azur.