Le joueur de Toulouse Santiago Hidalgo (à droite) après le but de l’égalisation face à l’OM au Stade-Vélodrome, à Marseille, le 29 novembre 2025. ALEX MARTIN / AFP
C’est ce qui s’appelle une occasion manquée. Piégé dans le temps additionnel sur une touche longue, l’Olympique de Marseille a été tenu en échec, samedi 29 novembre, par Toulouse (2-2). En ne remportant qu’un point, les Marseillais laissent ainsi échapper la place de leader qui leur semblait promise après la défaite du Paris Saint-Germain à Monaco (1-0) plus tôt dans la journée.
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Jusqu’aux derniers instants, les Marseillais ont paru capables, comme mardi en Ligue des Champions face à Newcastle, de remporter la victoire, malgré un match au départ mal engagé pour eux. C’était compter sans cette étonnante touche de Mark McKenzie, directement reprise de la tête par Santiago Hidalgo, le jeune avant-centre argentin du Toulouse Football Club qui a offert le but de l’égalisation à son équipe (2-2, 90+2).
L’équipe de Roberto De Zerbi reste donc deuxième, à un point du PSG. C’est peut-être Lens qui s’installera sur la première marche du podium en cas de succès à Angers dimanche.
Avant les péripéties de la fin de match, l’OM avait été successivement trop passif avant la pause et beaucoup plus séduisant ensuite. Rythmé et intense, le début de la rencontre avait été prometteur, même si les équipes se neutralisaient et qu’aucune ne parvenait à se créer d’occasion.
Mais la première a été la bonne pour Toulouse, avec une belle action individuelle d’Emersonn, qui résistait à Emerson Palmieri et à Nayef Aguerd (deux fois) pour tromper Geronimo Rulli (1-0, 14e). Le retour du défenseur marocain avait été accueilli avec beaucoup de soulagement, vendredi, par De Zerbi mais, sur le coup, Aguerd n’a pas paru particulièrement souverain. Ce premier but a simplifié la vie des Toulousains, qui se sont regroupés et ont ensuite facilement repoussé les tentatives adverses, lisibles et lentes.
Toulouse solide
Les Marseillais, eux, n’ont eu que deux semblants d’occasion, avec une frappe de Timothy Weah, très loin du cadre (30e), et une reprise de Pierre-Emerick Aubameyang repoussée sur sa ligne par Charlie Cresswell, dans le temps additionnel.
Face à Newcastle mardi, l’OM s’était simplifié la tâche en égalisant dès le retour des vestiaires. Mais il a fallu cette fois attendre. Toulouse aurait même pu creuser l’écart sur un contre mal joué (60e) et sur un très joli ballon piqué d’Aron Donnum sur la barre de Rulli (65e).
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De son côté, l’OM a touché le poteau sur une frappe de Pierre-Emile Hojbjerg déviée par Rasmus Nicolaisen (52e) et vu Bilal Nadir (59e et 60e) ou Mason Greenwood (63e) enchaîner les tentatives. Mais les choix n’étaient pas bons, les gestes n’étaient pas justes et Toulouse est restée solide.
C’est finalement à la 66e minute que Marseille a réussi tout ce qui avait été raté pendant une heure, avec trois gestes parfaits : l’ouverture de Nadir dans le dos de Djibril Sidibé, l’appel croisé d’Igor Paixao et la finition du Brésilien (1-1, 66e). Dix minutes plus tard, Hojbjerg marquait de la tête sur un impeccable long centre d’Aubameyang (2-1, 74e). La victoire semblait alors acquise. Jusqu’à cette touche inattendue. La place de leader attendra.