Le XGIMI Horizon 20 Max se positionne comme le fleuron de la série Horizon 20 et représente une évolution significative pour le constructeur chinois. Avec une technologie triple laser RGB maison (X-Master), ce projecteur 4K à focale standard vise le marché haut de gamme des appareils lifestyle. Il est annoncé avec une luminosité impressionnante de 5700 lumens ISO, un spectre de couleur étendu couvrant 110 % du BT.2020 et un support natif du HDR Dolby Vision. L’appareil cible les amateurs de ciné en quête d’une solution polyvalente clé-en-main pour un home-cinéma en environnements obscurs et semi-éclairés.

XGIMI Horizon 20 Max vue de face

Le projecteur tri-laser ultra-lumineux XGIMI Horizon 20 Max

Il y a encore cinq ans, l’achat d’un vidéoprojecteur « compact » ou « lifestyle » impliquait une série de compromis frustrants : luminosité anémique qui imposait le noir total, installation laborieuse et système d’exploitation souvent bancal. XGIMI a contribué de manière majeure à la démocratisation de ce segment. La marque a transformé le projecteur en objet de consommation courante.

Avec le Horizon 20 Max, le constructeur chinois change de division. Lancé au tarif de 2999 euros – ce n’est pas rien – ce modèle ne constitue plus un simple projecteur d’appoint pour une chambre. XGIMI chasse clairement sur les terres des installations home cinéma sérieuses, dominées par des géants comme Sony, Epson ou JVC. L’ambition est claire : offrir une luminosité capable de résister à la lumière du jour et une colorimétrie qui dépasse celle des meilleurs cinémas.

Caractéristiques techniques :

  • Technologie : DLP avec puce DMD 0,47 pouce de Texas Instruments
  • Résolution : 4K UHD (3840 x 2160) via technologie XPR (pixel shift à 240 Hz)
  • Source lumineuse : Triple laser RGB (moteur X-Master avec 40 diodes laser)
  • Luminosité annoncée : 5700 ISO lumens (annoncés)
  • Ratio de projection : 1.2:1 à 1.5:1 avec zoom optique
  • Lens shift : Vertical ±120 %, Horizontal ±45 %
  • Contraste : Natif 1600:1, dynamique jusqu’à 20 000:1 via DBLE (Dynamic Black Level Enhancement)
  • HDR : Dolby Vision, HDR10+, HDR10, HLG, IMAX Enhanced, 3D supportée
  • Gaming : support VRR et ALLM
  • Système d’exploitation : Google TV avec certification Netflix native
  • Audio : Système Harman Kardon 2 x 12 W
  • Connectique : 2x HDMI 2.1 (dont un eARC), USB 3.0 et 2.0, sortie optique, Ethernet, jack 3.5 mm, Wi-Fi 6, Bluetooth 5.2
  • Niveau sonore : 28,2 dB (mesurés)
  • Consommation : Environ 190 W en mode cinéma à pleine puissance
  • Dimensions (lxhxp) : 249 × 298 × 190 mm
  • Poids : 5,4 kg
  • Prix : 2999 euros

Technologie d’affichage : triple laser RGB et puce 4K optimisée

Le moteur optique X-Master constitue le joyau de ce projecteur. L’architecture triple laser RGB avec 40 diodes (rouge, vert, bleu) apporte d’après XGIMI une pureté spectrale améliorée. Elle permet des primaires ultra-saturées, avec une couverture mesurée de 95 % de l’espace de couleurs BT.2020 et 99 % du DCI-P3. Le résultat dépasse la plupart des TV OLED ou projecteurs à lampe. En pratique, les teintes vives et naturelles conviennent aux contenus HDR comme les documentaires nature ou les blockbusters animés. Ce n’est pas restrictif, cette excellente couverture des couleurs sert en vérité tous les contenus.

Côté durée de vie, les diodes laser sont annoncées avec une durée de vie de 20 000 heures sans dégradation notable. C’est à raison d’un film par jour, des années et des années de visionnage.

La puce DLP 0,47″ utilise la technologie XPR avec une résolution effective de 8,3 millions de pixels (4K). Une pièce de verre décale les pixels plusieurs centaines de fois chaque seconde et notre oeil perçoit une véritable image 4K. Le speckle laser, ce scintillement inhérent la technologie, reste minimal et sur mur blanc ou toile blanche, je n’ai rien décelé de perceptible à 3 mètres. Idem pour l’effet arc-en-ciel, je n’en ai pas décelé, même sur des sous-titres blancs.

XGIMI Horizon 20 Max lentille

Le bloc optique motorisé n’est désormais plus caché par un volet mécanique.Design et installation : une flexibilité maximale

Compact et élégant, le Horizon 20 Max mesure seulement 249 × 298 × 190 mm pour 5,2 kg. Son format est très voisin du Horizon S Max, avec une balancelle pour orienter l’image vers le haut, avec possibilité de rotation de la base. Toutefois, XGIMI a abandonné le principe du panneau frontale qui dissimule l’objectif lorsque le projecteur est éteint. Le bloc optique est décalé sur le côté, la connectique logée au dos en partie haute et le connecteur d’alimentation installé dans le pied, ce qui est une bonne idée car le câble est ainsi plus discret. Le bloc d’alimentation est imposant et lourd et la télécommande fournie est rétro-éclairée (il suffit de la bouger et elle s’allume).

L’innovation majeure réside dans le bloc optique motorisé. Le lens shift généreux (±120 % vertical, ±45 % horizontal pour décaler l’image sans traitement numérique) et le zoom optique (1.2:1 à 1.5:1) permettent un placement libre sans aucun impact sur la qualité d’image.

XGIMI Horizon 20 Max

La mire de réglage du décalage vertical de l’objectif (lens shift optique)

Le système ISA 5.0 (Intelligent Screen Adaptation) intégré automatise tout : auto-focus via capteurs ToF, correction trapézoïdale automatique, adaptation à la couleur du mur et protection oculaire (atténuation du laser en cas d’obstacle). En somme, l’installation est intuitive, même pour les novices.

XGIMI Horizon 20 Max unboxing

Le XGIMI Horizon 20 Max, son bloc d’alimentation et sa télécommande.

Voici un tableau détaillé des distances de projection minimales et maximales pour des tailles d’écran classiques (basé sur un ratio 16:9 et les ratios de projection) :

Diagonale (pouces) Largeur d’écran (m) Distance minimale (1.2:1, m) Distance maximale (1.5:1, m) 80 1.77 2.13 2.66 90 1.99 2.39 2.99 100 2.21 2.66 3.32 110 2.43 2.92 3.65 120 2.66 3.19 3.98 150 3.32 3.98 4.98

Ces distances se mesurent depuis la lentille. Elles offrent une flexibilité significative pour des salons standards.

Connectique : complète et moderne

L’arrière du projecteur propose une connectique moderne : deux HDMI (l’un 2.1, l’autre 2.0 compatible eARC pour retour audio vers une barre de son en Dolby Atmos THD, DTS x et Master Audio et LCPM 7.1), USB 3.0, une sortie optique (pour les vieux amplis et barres de son) et jack 3.5 mm (pour un casque filaire ou une enceinte amplifiée). Le Wi-Fi 6 assure une connexion sans fil rapide et largement suffisante pour streamer de la 4K depuis Netflix ou Prime Vidéo par exemple. De plus, le Bluetooth 5.2 permet de coupler des enceintes externes. En somme, le XGIMI Horizon 20 Max devrait répondre à la plupart des besoins de branchements.

XGIMI Horizon 20 Max connectique

La connectique du XGIMI Horizon 20 Max.

Pour le gaming, l’un des deux ports HDMI supporte 4K/60Hz et 1080p/240Hz, avec ALLM pour un basculement automatique en mode basse latence. Le VRR (Variable Refresh Rate) élimine le tearing sur consoles, bien que souvent limité à 1080p en raison des contraintes du SoC MT9679. L’absence d’un troisième port HDMI peut poser problème pour ceux qui multiplient les consoles et les box TV.

Google TV : le plein de contenus

Le processeur MediaTek MT9679 embarqué offre une fluidité correcte et anime convenablement Google TV. L’interface intuitive et centrée sur le contenu surpasse clairement l’ancien Android TV. Netflix est prise en charge, avec certification 4K Dolby Vision. Les apps majeures (Disney+, Prime Video, YouTube) fonctionnent parfaitement. L’expérience reste réactive et idéale pour un usage quotidien sans source externe.

De nombreux réglages d’image sont proposés, avec des modes prédéfinis et la possibilité d’ajuster précisément les couleurs, de désactiver la réduction de bruit numérique (on retrouve alors le grain pellicule lorsqu’il est présent sur les vieux films) ou encore d’ajuster la fluidité, de renforcer dynamiquement le contraste et d’ajuster la clarté des contenus HDR. Bref, il ne manque rien.

Colorimétrie : précision d’usine et potentiel de calibration

Dès la sortie de boîte, le mode « Film » offre une justesse remarquable avec, sous la sonde, un Delta E moyen de 1,4 sur l’échelle de gris et les primaires. Pour rappel, notre oeil ne détecte des couleurs imprécises qu’au-delà d’un delta de 3. Les mesures confirment une couverture de 95 % BT.2020 et 99 % DCI-P3. Cela permet un remap précis pour les contenus standards (HD, DVD, Youtube…) sans sur-saturation. Le CMS (Color Management System) avancé autorise des ajustements fins pour les puristes, mais comme toujours il faudra une sonde et un logiciel expert pour jouer avec. En somme, optez pour le mode cinéma, passez la température du blanc à chaud et vous aurez une image d’une fidélité exceptionnelle sans devoir bidouiller quoique ce soit.

Cependant, l’activation du contraste dynamique altère fortement la colorimétrie et il est conseillé de s’en passer. De toute façon, ce type d’artifice n’est jamais convaincant et bouche souvent les noirs au détriment de la cohérence de l’image.

Luminosité et contraste : puissance brute vs. profondeur des noirs

Soyons clairs : c’est le projecteur compact le plus lumineux que nous ayons testé. XGIMI annonce 5700 ISO Lumens. Oubliez ce chiffre marketing obtenu en mode « Vif » (tout vert). Ce qui compte, c’est la réalité calibrée. Encore une fois, il ne faut pas jeter la pierre au fabricant, le laser vert est toujours plus puissant que les autres et à pleine puissance, nécessairement il impose sa teinte.

En conditions réelles et en mode cinéma, la puissance retombe à environ 3240 lumens. C’est déjà exceptionnel : aucun projecteur lifestyle DLP compact n’atteint ce niveau. Résultat, l’image reste lisible et dynamique même dans un salon avec volets mi-clos ou éclairage d’ambiance modéré. Elle a surtout un vrai punch sur des bases de 120 à 150 pouces dans le noir. Cette très forte luminosité est une bénédiction si vous êtes amateur de 3D, l’Horizon 20 Max étant compatible (frame packing).

XGIMI Horizon 20 Max vue du dessous

L’extraction de l’air chaud se fait par le dessous du projecteur.

Le contraste natif, en revanche est de 1600:1. Ce n’est pas mauvais (au-delà de 1000 le noir commence à avoir une densité convenable), mais les meilleurs projecteurs à courte focale peuvent dépasser 2000:1, voire atteindre 3000:1. Dans une salle totalement obscure, les noirs paraissent donc gris foncé plutôt que d’encre, mais ce n’est pas bien gênant tant le blanc est intense. 

En résumé : on obtient des blancs éclatants et une réserve de puissance inédite à ce format, au prix d’un noir qui reste gris foncé dans l’obscurité.

Pour vous aider à régler la bête, voici nos mesures de luminosité selon la puissance laser choisie, et la taille d’écran maximale recommandée pour conserver une image HDR percutante (norme 26 fL).

Niveau Puissance Laser Luminosité Mesurée (ANSI Lumens) Diagonale Max (pour 26 fL) 1 (Éco / Min) 1630 134″ 2 1809 141″ 3 1988 148″ 4 2167 155″ 5 (Standard) 2346 161″ 6 2525 167″ 7 2704 173″ 8 2883 179″ 9 3062 184″ 10 (Max / Bright) 3240 189″

Valeurs mesurées à la sonde sur un mur blanc.Gestion du HDR et Dolby Vision : optimisation scène par scène

Le support natif de Dolby Vision (modes Dark pour pièces sombres, Bright pour ambiances éclairées) suit précisément la courbe EOTF. Cette courbe définit la manière dont le projecteur convertit le signal électrique en lumière visible. Elle préserve les détails dans les ombres et les hautes lumières. En clair, cela signifie que les zones sombres ne perdent pas de nuances et que les parties lumineuses évitent les blancs surexposés. HDR10+ et HDR10 sont bien gérés, avec tone-mapping dynamique et sans blancs brûlés ni ombres bouchées. Pour rappel, le tone-mapping adapte la plage dynamique potentiellement immense du contenu aux capacités réelles du projecteur.

De plus, le XGIMI Horizon 20 Max est certifié IMAX Enhanced, ce qui signifie que certains contenus HDR10 bénéficient d’une amélioration de leurs couleurs (plus saturées, contraste renforcé). Cela ne s’applique pas aux contenus Dolby Vision, qui sont eux déjà optimisés de ce point de vue.

Impressions de visionnage : une luminosité éblouissante et un réalisme qui fait mouche

L’optique installée, malgré le fait qu’il s’agisse d’un zoom avec plus de lentilles qu’une focale fixe, impressionne par sa netteté et l’absence de vignettage (assombrissement) dans les angles. L’optique joue clairement un rôle essentiel dans les excellentes performances visuelles obtenues. L’image saisit par sa clarté et les écarts d’ambiance très marqués d’un film à l’autre. Pas besoin de sélectionner des productions récentes pour être impressionné, même de vieux films font un effet whaouh.

XGIMI Horizon 20 Max

La puissance lumineuse de l’Horizon 20 Max flatte les rétines.

Lawrence d’Arabie (4K Blu-ray, HDR10) La traversée du Nefud constitue le test ultime pour la luminosité et la gestion des blancs. Le Horizon 20 Max excelle. Le soleil du désert procure une sensation physique d’éblouissement. Le disque solaire reste parfaitement détouré, sans « clipping ». Les nuances de beige et d’ocre du sable profitent de la justesse colorimétrique. La définition 4K XPR offre un piqué chirurgical sur les grains de sable et les textures des vêtements. L’expérience évoque le cinéma.

XGIMI Horizon 20 Max

Peu visible sur la photo, le grain de la pellicule de Léon fourmille, comme au temps du cinéma argentique.

Léon (4K Blu-ray, Dolby Vision) Le remaster du film de Luc Besson est un piège à cause de son grain argentique prononcé et de ses intérieurs contrastés. Le XGIMI s’en sort avec les honneurs : le grain reste organique, sans bruit vidéo numérique. Les teintes de peau sont d’un naturel confondant. Dans les scènes d’appartement, on touche du doigt la limite des noirs (gris foncé), mais le Tone Mapping conserve une lisibilité exemplaire dans les ombres, là où d’autres projecteurs bouchent les détails.

XGIMI Horizon 20 Max

Même si les noirs ne sont pas d’encre, la luminosité est si forte que le spectacle se laisse regarder avec plaisir.

King Kong (2005, 4K HDR) La jungle de Skull Island est un festival pour le gamut étendu du projecteur. Les verts de la végétation sont d’une richesse et d’une variété rares, saturés sans devenir fluorescents. La luminosité du projecteur permet de détacher chaque détail des écailles des V-Rex malgré l’action frénétique. C’est luxuriant, vibrant.

Un festival de couleurs et d’éclairs.

Godzilla 2 : Roi des Monstres (4K HDR10+) C’est le crash-test absolu pour le contraste. Le film est sombre, baigné de pluie et de brume. Soyons francs : les bandes noires et les fonds marins virent au gris. En revanche, le spectacle est sauvé par la dynamique : quand Godzilla charge son souffle atomique bleu ou que Ghidorah lance ses éclairs, la puissance du laser crée un écart dynamique saisissant. Les effets lumineux « poppent » littéralement hors de l’écran.

XGIMI Horizon 20 Max

Baby Driver (4K HDR) La séquence d’ouverture avec la Subaru rouge vif donne le ton : ça claque. Les carrosseries rutilent, les reflets sur le bitume sont vifs. Le traitement de mouvement gère parfaitement les courses-poursuites sans artefacts gênants. La colorimétrie « pop » du film sied à merveille au caractère démonstratif du projecteur, transformant le salon en salle d’arcade géante. Dommage que le son ne soit pas plus musclé.

Harman Kardon pour un son d’appoint

Le système 2 x 12 W développé avec Harman Kardon — une habitude chez Xgimi — est d’une qualité convenable, avec toutefois les limitations inhérentes au format de l’appareil et à son placement possiblement derrière l’utilisateur ou hors axe. Il ne faut pas s’attendre à des effets immersifs, mais à une simple restitution intelligible des dialogues. Pour un home-cinéma immersif, couplez l’Horizon 20 Max à une barre de son via HDMI eARC.

XGIMI Horizon 20 Max telecommande

Les boutons essentiels de la télécommande sont rétro-éclairés.Gaming : un allié pour l’e-sport et les consoles

XGIMI cible explicitement les gamers avec des performances exceptionnelles. En mode Jeu, la latence tombe à 3 ms en 1080p à 240 Hz – un niveau idéal pour les FPS compétitifs comme Call of Duty. Elle grimpe légèrement à 9 ms en 4K à 60 Hz, d’après nos mesures à la caméra haute vitesse. Ce mode désactive les traitements vidéo superflus (comme la compensation de mouvement MEMC) pour une réactivité maximale. Le support VRR (Variable Refresh Rate, entre 40 et 120 Hz en 1080p) et ALLM (Auto Low Latency Mode) complètent l’ensemble : le projecteur bascule automatiquement en mode basse latence dès la détection d’une console, et synchronise le rafraîchissement pour éliminer tout déchirement d’image (tearing).

Sur des titres AAA comme Cyberpunk 2077 ou God of War, une image de 150 pouces procure une immersion totale. La limitation à 60 Hz en 4K reste le seul frein pour les configurations ultra-premium, mais cela suffit amplement pour la plupart des jeux solo ou narratifs.

La certification IMAX améliore les couleurs de certains contenus HDR.Bruit et consommation

À pleine puissance, le XGIMI Horizon 20 Max consomme environ 190 W, ce qui au regard de sa luminosité est une excellente performance. La chaleur est très bien dissipée et la ventilation ne s’active que dans une pièce très chaude et reste dans l’absolu discrète. La plupart du temps, à pleine puissance laser, le projecteur est quasi inaudible. Il produit à 1 m environ 28,2 dB de bruit, ce qui correspond au bruit de fond de ma pièce de test. C’est clairement un point fort.

Face à la concurrence : un positionnement agressif

C’est bien simple, aucun projecteur récent n’égale la luminosité – avec colorimétrie fidèle – du XGIMI Horizon 20 Max. Dangbei MP1 Max, JMGO N1S Ultimate sont 1000 lumens derrière et n’offrent pas les ajustements optiques de l’image du XGIMI. La seule concurrence valable est à trouver du côté du Valerion VisionMaster Pro2, un peu moins lumineux sur le papier, mais compatible également Dolby Vision avec un objectif lui aussi capable d’ajustement géométriques. Certes, l’Horizon 20 Max est proposé à presque 3000 euros, mais il surclasse tous ses concurrents à tous niveaux : luminosité, colorimétrie impeccable, souplesse d’installation, bruit de fonctionnement, tous formats HDR supportés, Dolby Vision en tête.

Faut-il craquer pour le XGIMI Horizon 20 Max ?

Oui, si la luminosité record et l’immense image possible vous séduisent

Oui si vous voulez une image parfaitement calibrée sorti du carton, avec support Dolby Vision et HDR10+/10

Oui, pour une installation flexible et un gaming ultra-réactif

Oui, si un contraste natif moyen est un compromis acceptable au profit de couleurs éclatantes et d’une facilité d’usage.

Non, si des noirs d’encre s’imposent (envisagez les UST ultra-premium)

Résumé

Le XGIMI Horizon 20 Max marque la maturité de la marque. Il combine triple laser RGBoptique motorisée et écosystème Google TV pour une expérience « tout-en-un » exceptionnelle. La luminosité de 3200 lumens avec couleurs justes, le gamut mesuré (95 % BT.2020, 99 % DCI-P3) et la réactivité gaming en font un incontournable sous 3000 €. Des compromis existent, principalement sur le contraste un peu juste et le système audio embarqué limité par le format de l’appareil. Mais cet Horizon 20 Max reste idéal pour transformer un salon en cinéma géant sans contraintes.
En résumé, ce projecteur réussit la fusion complexe entre la simplicité d’utilisation d’un produit lifestyle (installation motorisée, OS fluide, Netflix natif) et la performance brute d’un produit home cinéma (luminosité colossale, colorimétrie experte, optique de précision). C’est une machine à spectacle total. Sa capacité à délivrer une image 4K HDR Dolby Vision vibrante, juste et ultra-lumineuse, le tout dans un silence de fonctionnement absolu (28 dB), force le respect.

Critères

Design et finition

9.5/10

Ergonomie et installation

9.5/10

Connectique et fonctionnalités

9/10

Rapport qualité/prix

8/10