Par

Aline Chatel

Publié le

30 nov. 2025 à 11h46

À ce niveau-là, ça ne pardonne pas. Hérouville a payé cher ses erreurs, l’une en particulier, samedi 29 novembre 2025 chez l’équipe réserve du FC Rouen. « On se tire une balle dans le pied encore une fois, peste Benjamin Morel. On rentre mal dans le match, on manque de concentration, on fait une passe en retrait sans voir que l’attaquant était là. Il se retrouve seul et il marque. » Après deux minutes de jeu, Hérouville était mené par le deuxième de Régional 1 en raison d’une grossière erreur individuelle. 

Ça fait mal parce qu’on avait prévu des choses et tout est remis en cause. On est un peu sonné.

Benjamin Morel, entraîneur du SC Hérouville

Les Hérouvillais ont mis un peu de temps avant de réagir. Rouen s’est engouffré dans la faille. « Sur le deuxième but, on manque d’agressivité dans notre surface, on ne priorise pas les bonnes choses, l’attaquant se retrouve seul à sept, huit mètres. » Dix-huit minutes de jeu, 2-0. « On se dit que ça peut être long. En plus, on avait des absents, notamment sur la partie défensive. On a dû composer sans Dramane Sangaré, sans Arnold Kiniffo, sans Junior Kouassi et sans Florian Esnault. »

Une très belle réaction

Il pouvait y avoir de l’inquiétude dans les rangs calvadosiens face à une formation au gros potentiel offensif. Pourtant, « les garçons ont bien réagi », observe Benjamin Morel. Petit à petit, Hérouville est rentré dans son match.

On a commencé à gagner des duels et on finit bien la première mi-temps. On a une occasion sauvée sur la ligne par le défenseur, une ou deux situations où on manque de justesse dans le dernier geste. 

Benjamin Morel, entraîneur du SC Hérouville

Leur forme ascendante laissait croire aux Hérouvillais qu’ils auraient leur chance en deuxième mi-temps. « On a réglé certaines choses et on est reparti avec de très bonnes intentions. On est dominants dans les duels et on arrive à faire mal à Rouen, qui n’a presque plus le ballon. » La récompense intervient dès la 52ème minute par Joël Tsogo (2-1).

Mehmet Soytoprak a laissé Hérouville en vie

« On marque un beau but, on pousse, poursuit Benjamin Morel. On a une grosse avec Joël Tsogo, à peu près la même que sur le but, mais il ne cadre pas. On aurait pu bénéficier d’un penalty, eux aussi. Il ne faut pas non plus oublier que Mehmet (Soytoprak) a sorti deux, trois parades pour rester à 2-1, parce qu’on a pris quelques transitions en se découvrant. » Le SCH n’est pas parvenu à revenir dans la partie.

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C’est très frustrant pour les gars. On a joué les deux premiers à la suite. On propose des choses intéressantes mais, de par nos erreurs individuelles, on se met une balle dans le pied. On a des trous d’air qui nous pénalisent énormément.

Benjamin Morel, entraîneur du SC Hérouville

Hérouville sait précisément ce qu’il lui faut corriger. « Il faut qu’on fasse moins d’offrandes, parce qu’on est sur le bon chemin. Dans l’état d’esprit et les contenus, c’est bon. Le fait de dire ça ne nous fait pas gagner de points. » Hérouville en a même perdu quatre sur tapis vert en début de saison, ce qui le laisse sous la menace de la zone rouge, au huitième rang. « Il nous reste un match important contre Pacy. » Il faudra gagner, dimanche 7 décembre 2025 (14h30) pour repartir de l’avant. 

Laisser la générosité à la bonne place

« On va travailler pour être moins généreux envers l’adversaire et être plus récompensés de nos efforts, souligne Benjamin Morel. Hormis les vingt premières minutes à Rouen, j’ai vu une très belle équipe avec une défense très remaniée, ce qui prouve aussi qu’on a des ressources. On nous avait promis l’enfer face à une belle équipe, mais si on ramène un point hier, c’est tout sauf immérité. » 

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