Plusieurs appels à la « lutte » et à la « résistance armée » ont résonné dans les rues de Paris lors d’un rassemblement de soutien au peuple palestinien, selon des vidéos diffusées par le compte X « Jugé Coupable » et corroborées par des images filmées par le média Boulevard Voltaire. La manifestation, organisée dans le cadre de la Journée internationale de solidarité avec la Palestine, a réuni plusieurs collectifs et figures militantes qui ont multiplié les déclarations offensives à l’égard d’Israël et des autorités françaises.
Au cours du rassemblement, Elias Imzalene, poursuivi dans une affaire liée à des propos jugés incendiaires, a lancé un appel à la mobilisation devant le tribunal de Paris, où il doit être jugé les 7 et 8 janvier prochains. Il affirme être poursuivi « pour avoir parlé du génocide » et « appelé à la libération de la Palestine ». Il a ensuite promis que « Jérusalem sera libéré et deviendra la capitale du monde musulman et de tous les révolutionnaires », galvanisant les manifestants par des appels répétés à la « résistance ».
La foule scandait des slogans sans ambiguïté. Parmi eux : « Vive la lutte armée du peuple palestinien ». Une séquence relayée par Boulevard Voltaire montre plusieurs participantes reprendre en chœur ces mots, dans une ambiance où les références à la confrontation directe avec Israël étaient omniprésentes.
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Sur une autre vidéo, Omar Alsoumi, cofondateur et porte-parole du collectif Urgence Palestine, actuellement poursuivi pour apologie du terrorisme, s’exprime au micro : « On va continuer de se battre pour la libération de toute la Palestine, avec al-Quds [Jérusalem] comme capitale ». Ces propos interviennent alors que son organisation fait l’objet d’une procédure de dissolution engagée par les autorités françaises, qui l’accusent de légitimer des actions violentes.
Un autre orateur du même collectif va plus loin, affirmant qu’ »un peuple occupé par une armée étrangère a le droit de résister, y compris par les armes ». Il qualifie par ailleurs Israël de « fascisme sioniste génocidaire » et exhorte les manifestants à ne pas « se laisser faire », déclenchant une salve d’applaudissements.
Le cortège comprenait également des militants du mouvement BDS (boycott, désinvestissement, sanctions), dont les pancartes et banderoles appelaient au boycott d’institutions économiques, culturelles et universitaires liées à Israël. Les vidéos diffusées montrent un groupe compact, scandant des slogans hostiles à l’État hébreu et accusant l’Occident de complicité dans ce qu’ils qualifient de « génocide ».